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ACTUALITE : Déconsolidation
et externalisation
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TABLEAU DU MOIS : Les
fusions acquisitions depuis 1970
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RECHERCHE : Les marges
sur emprunts obligataires
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QUESTION & REPONSE : OPA
ou OPE ?
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* *
ACTUALITE
: Déconsolidation et externalisation
Les entreprises annoncent régulièrement
des opérations de titrisation (stocks de Chargeurs, créances
d’EDF) ou de cession-location ("sale lease-back") d’actifs immobiliers
(Fiat, France Télécom). En réalité, ces opérations
ne font que pousser à l'extrême les techniques d’effets escomptés
et de crédit-bail de nos parents. De tout temps, les entreprises
ont cherché à réduire la taille de leur bilan et
à asseoir sur des actifs précis des financements afin de,
théoriquement, en réduire le coût. Cette tendance
s’accélère, des groupes allant même jusqu’à
externaliser totalement leur activité de production (Alcatel/Flextronics).
L’historique des opérations
de « sortie de bilan » pourrait prendre la forme suivante
:
1 Les principes
Les opérations à chaque
extrémité du spectre sont relativement simples à
analyser, les titrisations et sale-lease back font souvent appel à
des montages plus complexes. Le schéma type est le suivant :
2 Les traitements comptables
Le montage est donc simple dans son
principe ; la subtilité provient en fait de contrats ficelés
de telle manière que les actifs « sortent » réellement
du bilan. En effet, selon la règle bien connue que l’on rattrape
plus vite un menteur qu’un boiteux, les règles comptables se sont
rapidement adaptées et exigent maintenant un retraitement des opérations
réalisées par pur affichage, les actifs devant alors être
réintégrés au bilan et une dette comptabilisée
en contre-partie. Ainsi les effets escomptés et le crédit-bail
sont depuis longtemps retraités dans les comptes consolidés.
Un jeu du chat et de la souris s’est donc instauré entre les entreprises,
mettant en place des montages déconsolidants, et les normes comptables
qui tentent de séparer le bon grain de l’ivraie. Dans l’état
actuel de la réglementation, les principes sont les suivants :
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La recommandation n°29 de
l’Ordre des experts-comptables prévoit que le retraitement
doit être pratiqué pour toutes les locations qualifiées
de locations de financement lorsque l’une des conditions suivantes
est remplie :
le contrat prévoit
le transfert obligatoire de la propriété au preneur
au terme de la durée du bail ;
le contrat prévoit
le transfert de la propriété au terme de la durée
du bail sur option, et les conditions d’exercice de l’option sont
telles que le transfert de propriété parait hautement
probable à la date de conclusion du bail ;
la durée du bail
recouvre l’essentiel de la durée d’utilisation du bien
;
la valeur actualisée
des paiements minimaux est proche de la juste valeur du bien loué
à la date de conclusion du bail. Le taux d’actualisation
est le taux d’intérêt implicite du contrat de location
lorsqu’il est connu. A défaut de connaître
celui-ci, le taux d’endettement du preneur est retenu.
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L’IASC prévoit les critères
suivants pour classer un contrat de location en « financial
lease » (et donc le réintégrer au bilan) :
- Le preneur a l’option d’acquérir
l’actif à un prix significativement plus bas que le prix
de marché à la date d’exercice de l’option de telle
sorte qu’il est raisonnable d’estimer que l’option d’achat sera
exercée ;
- Les termes du contrat de
leasing couvrent une grande partie de la vie économique
de l’actif, même s’il n’y a aucun tranfert de propriété
;
- A la signature du contrat
de leasing, la valeur actuelle des paiements minimum de loyer
représente au moins toute la valeur de l’actif ;
- Les actifs sous leasing
sont d’une nature spécifique qui fait que seul le preneur
peut les utiliser sans modification majeure.
|
Les normes IASC sont extrêmement
strictes et offrent une très faible latitude comptable. Les normes
américaines (US GAAP) sont sensiblement plus souples en termes
de déconsolidation d’actifs.
3 L’analyse financière
L’impact sur les soldes financiers
de tels montages est souvent complexe, les effets évidents sont
les suivants :
- Baisse du montant des actifs ;
- Baisse du montant de la dette
nette ;
- Généralement baisse
de l’EBE et du résultat d’exploitation, les loyers couvrant à
la fois le coût de financement et la dépréciation
des actifs. Certaines structures (synthetic lease) permettent de réduire
très sensiblement cet impact négatif en limitant quasiment
le montant des loyers au coût de financement, l’actif doit alors
être racheté en fin contrat à un prix proche de
celui d'aujourd’hui. C'est conceptuellement du pur portage ;
- Hausse du point mort en terme
de trésorerie, en effet ces opérations substituent à
une charge calculée (les dotations aux amortissements)
une charge « cash » (les loyers) ;
- L’impact sur le résultat
net et les capitaux propres dépend fortement du montage mis en
place. Les entreprises doivent en effet arbitrer entre le montant de
loyers actualisés qu’elles s’engagent à payer à
l’avenir et le prix de vente des actifs aujourd’hui. Plus l'un est élevé,
plus l'autre l'est aussi.
Ainsi, une entreprise souhaitant dégager
aujourd’hui des plus-values et des liquidités importantes devra s’engager
à verser des loyers significativement supérieurs à
la moyenne du marché sur longue période.
Il convient de noter que les analystes
financiers sont de plus en plus familiers avec ce type d’opération,
et s’ils ne les retraitent que rarement, ils en tiennent compte dans leur
appréciation globale du risque de l’entreprise. Ainsi les agences
de rating réintègrent systématiquement les actifs
titrisés ou en sales lease back dans le bilan des entreprises.
Par ailleurs, elles considèrent que si le financement d’un groupe
est assuré par une part significative (20%) de titrisation, sale
lease back ou financements en subordination structurelle, il y lieu de
mettre le groupe sous surveillance négative (cf programmes de titrisation
des stocks de pièces détachées des compagnies aériennes
aux Etats-Unis), la qualité des comptes étant affectée.
4 Les motivations
Pour mesurer l’intérêt
de ces opérations, prenons l’exemple simple de l’affacturage. L’affacturage
recouvre en réalité quatre types de services offerts à
l’entreprise, vendus seuls ou combinés :
1. Un financement avec un coût
compétitif ;
2. L’externalisation de la fonction
recouvrement ;
3. Une assurance contre les impayés
;
4. Une déconsolidation (utilisée
par certaines entreprises pour « habiller » leur bilan).
Ces services illustrent parfaitement
les objectifs liés aux opérations de titrisation, externalisation
ou sale lease-back :
- Financement : trouver une
source de financement nouvelle ou à un coût inférieur
au coût global de financement de l’entreprise. Le but alors est
que l’entité propriétaire des actifs déconsolidés
obtienne un rating supérieur à celui de la maison mère.
En segmentant les risques, l’entreprise est mieux à-même
de trouver des investisseurs spécialisés appréhendant
parfaitement le type de risque proposé (risque immobilier, risque
de défaut...). Mais attention, pour que l’opération soit
créatrice de valeur, il ne faut pas que la hausse du risque global
perçu sur le reste des actifs viennent compenser un coût
de financement bon marché ! La théorie des marchés
à l'équilibre ne nous laisse pas beaucoup d'espoir...
- Transfert d’un risque :
l’entreprise peut considérer que le risque de fluctuation du
marché immobilier, de la valeur des véhicules d’occasion,
etc..., ne fait pas partie de son cœur de métier. Une opération
du type sale-lease back pourra lui permettre de s’en séparer.
De même, une entreprise peut être fortement pénalisée
par un défaut de paiement d’un client alors qu’un factor réduit
ce risque en jouant la loi faible des grands nombres. Il développe
une compétence particulière d’appréciation du risque
que l'entreprise ne maîtrise pas et qu’il met à sa disposition
pour l’aider à mieux sélectionner sa clientèle.
C’est à cette dernière condition que l’opération
peut créer de la valeur car le transfert de risque ne crée
pas de valeur, il est un simple arbitrage entre le risque et la rentabilité.
- Affichage : la réduction
du niveau d’endettement au bilan et l’amélioration des ratios
financiers est une claire motivation, même si nous en avons énoncé
les limites (risque de détérioration des performances
opérationnelles futures). Obtenir un montage permettant une déconsolidation
se fait généralement au prix d’un coût global de
financement plus élevé. Il faut donc souvent choisir entre
optimiser son coût de financement et « déshabiller
» son bilan. La création de valeur à ce stade est
donc illusoire.
- Réingénierie
/ Flexibilité opérationnelle : les opérations
les plus structurantes donnent lieu à une externalisation plus
ou moins poussée de certains services qui peuvent redonner des
marges de flexibilité à l’entreprise : le locataire a
ainsi moins d’états d'âme pour déménager
dans des locaux mieux adaptés à ses besoins que le propriétaire.
La limite à cette flexibilité est imposée par la
durée parfois longue des contrats signés lors de la mise
en place de l’opération surtout lorsqu’elle porte sur un actif
très spécifique.
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*
* *
TABLEAU
DU MOIS : Les fusions acquisitions depuis 1970
Les fusions
acquisitions évoluent par vagues : après les creux du début
des années 1970, 1980 et 1990 sont venus les hauts de la fin des
années 1970, 1980 et 1990. Les arbres ne montant pas au ciel, 2001
s'annonce nettement moins bon que les trois années précédentes
:
Sans surprise, la part des opérations
payées en titre s'accroît avec le niveau des valorisations
:
L'article de recherche résumé
dans la prochaine Lettre Vernimmen.Net expliquera les déterminants
des niveaux de ces marges.
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*
* *
RECHERCHE
: Quels sont les déterminants des marges des emprunts obligataires
des entreprises ?
Quatre professeurs américains
de finance se sont intéressés à l'écart entre
la rentabilité d'un emprunt obligataire d'une entreprise et la
rentabilité d'une obligation d'Etat de même échéance
(1). C’est ce que l'on appelle la marge d'intérêt
(le spread en franglais) dont l'évolution statistique au cours
du temps faisait l'objet du graphique de la précédente Lettre
Vernimmen.net. Ils montrent que l'essentiel de cette marge pour une maturité
donnée s'explique par trois facteurs :
- La rémunération
du risque de faillite de l'émetteur. Celle-ci est bien sûr
d'autant plus faible que l'émetteur a une notation de bonne qualité.
Une entreprise notée AA par Standard & Poors (chaque agence
ayant son propre système de rating) paie, selon les auteurs,
5 points de base (0,05%) à ce titre contre 41 points de base
pour une autre notée BBB. Cette rémunération évolue
naturellement avec l'échéance de l'obligation : la rémunération
du risque de faillite coûte 11 points de base à l'émetteur
BBB pour une dette à un an, mais 41 points de base si la dette
a 10 ans de maturité. Ceci est logique puisque la probabilité
de faire faillite pendant la durée de vie de l'emprunt croît
avec la durée de cet emprunt ;
- La fiscalité différente
aux Etats Unis des intérêts des obligations d'Etat et des
obligations des entreprises. Aux Etats Unis, les intérêts
des obligations des entreprises sont imposés plus lourdement
que les intérêts des emprunts d'Etat. Dès lors,
l'investisseur demande à l'entreprise emprunteuse une rémunération
supérieure pour couvrir ce surcoût fiscal. Ce dernier est
estimé à 40 points de base pour un emprunt à 10
ans noté AA et à 74 points de base pour un emprunt noté
BBB. C'est donc tout à fait significatif mais dû uniquement
aux particularités de la fiscalité américaine que
l'on ne retrouve pas, par exemple, en France.
- La rémunération
du risque de marché. Les obligations d'Etat ne courent pas
le risque de marché : la corrélation entre les fluctuations
de leurs valeurs et celles du marché est en effet nulle, ce qui
en fait l'actif sans risque par excellence. En revanche, les auteurs
montrent que les mêmes facteurs qui influencent le cours des actions
influencent aussi le cours des obligations des entreprises, bien que
de façon plus modérée. Dès lors, la marge
d'intérêt couvre aussi ce risque. Ainsi de la même
façon que l'on calcule un coefficient bêta
pour une action, on peut l'établir pour une dette (2).
Une obligation de durée 10 ans et notée A a un bêta
de 0,09 qui passe à 0,72 si elle est notée BBB.
Au total, le tableau suivant montre
l'importance de l'explication fiscale de la marge d'intérêt
:
| |
Marge d'intérêt en points de base
|
Pourcentage de la marge d'intérêt expliqué
par :
|
|
le risque de faillite
|
la fiscalité différentielle
|
le risque de marché
|
Solde
|
| Emprunt note AAA
|
41
49
60
|
1%
3%
8%
|
86%
73%
58%
|
11%
20%
29%
|
2%
4%
5%
|
| Emprunt note BBB
|
121
121
118
|
12%
21%
34%
|
30%
29%
28%
|
49%
43%
32%
|
9%
7%
6%
|
Données 1987 à
1996, secteur industriel aux Etats Unis.
Autrement dit, un investisseur européen
exigera une marge plus faible de 0,35% (3) qu'un investisseur
américain sur une obligation de même échéance
et de même qualité.
Par ailleurs, on ne manquera pas de
noter l'importance croissante du risque de marché dans l'explication
de la marge pour des obligations de moindre qualité. Au fur et
à mesure que la qualité de l'obligation se dégrade,
la part de la marge expliquée par le risque de marché s'accroît,
l'obligation courant potentiellement de plus en plus le risque de l'entreprise,
son comportement se rapprochant alors de celui d'une action.
(1) Explaining the rate
spread on corporate bonds, par E. Elton, M. Gruber, D. Agrawal et C. Mann,
Journal of Finance, février 2001, pages 247 à 277.
(2) Pour plus de détails
voir page 637 de Finance d'entreprise de Pierre Vernimmen - Dalloz 2000.
(3) 0,35%=41 points de base
* 86%, ou 49 * 73%, ou 60 * 58%, ...
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*
* *
LA
QUESTION DU MOIS: Offre publique d'achat (OPA) ou offre publique d'échange
(OPE) ?
Pour les actionnaires
de la cible, l’OPA est une sortie pure et simple alors que l’OPE représente
la participation à une aventure industrielle plus large.
Pour l’acquéreur,
le choix entre OPA et OPE est largement guidé par des considérations
de choix de financement. L’OPA impose (au moins à court terme)
de financer l’acquisition par endettement, l’OPE est de manière
évidente un financement par capitaux propres.
Mais en pratique,
le choix n’est pas toujours aussi manichéen et l’initiateur peut
envisager une offre mixte ou une alternative en cash à une OPE
ou encore un Certificat de Valeur Garantie (CVG).
Par ailleurs,
une acquisition réalisée par OPA peut être refinancée
ultérieurement pour tout ou partie par une augmentation de capital.
On peut donc noter que contrairement à l’OPE, l’OPA offre une flexibilité
sur le financement de l’acquisition. L’acquéreur pourra ainsi choisir
après l’opération le niveau de capitaux propres, ou titres
hybrides, qu’il souhaite lever pour refinancer son acquisition. Ainsi
l’OPA sur Blue Circle par Lafarge a été refinancée
pour partie par une augmentation de capital (1,2 Md€) et pour partie
par une émission d’obligations convertibles (1,5 Md€).
Le tableau ci-dessous
synthétise les principaux critères de choix entre OPA et
OPE (1) :
| |
OPA
|
OPE
|
Remarques
|
| Signal
du point de vue de l’acheteur |
Signal
positif : Action de l'acheteur sous-évaluée
Endettement : signal positif
|
Signal
négatif : Action de l'acheteur surévaluée |
De
plus en plus d’OPE sont hostiles et crédibles… |
| Signal
du point de vue du vendeur |
Aucun |
Signal
positif : le vendeur participe au risque |
|
| Partage
des synergies |
Les
actionnaires de la cible ne perçoivent les synergies qu’au
travers de la prime qui leur est payée |
Participation
entière des actionnaires de la cible aux synergies futures |
Dans
une OPE amicale la prime peut être limitée si les synergies
anticipées sont élevées |
| Effets
psychologiques |
Le
cash crédibilise l’offre et accroît sa valeur psychologique |
Caractère
" amical " du paiement en titres |
|
| Structure
financière de l’initiateur |
Accroît
le levier financier |
Abaisse
le levier financier |
La
taille des opérations impose parfois le paiement en titres |
| Effet
sur le cours de l’initiateur |
Après
impact de l’annonce, pas de lien direct entre le cours de l’initiateur
et celui de la cible |
Lien
immédiat et permanent pendant toute la durée de l’offre
entre le cours de l’initiateur et celui de la cible |
Une
OPE est d’autant plus crédible que les cours des deux sociétés
s’ajustent après l’annonce sur la parité d’échange
proposée |
| Comptabilisation
de la survaleur |
Oui |
Possibilité
d’opter pour la mise en commun d’intérêts si les critères
sont remplis |
Les
analystes peuvent retraiter le calcul des survaleurs selon les secteurs |
| Autres
effets comptables |
Accroît
le BPA et son taux de croissance si l'inverse du PER de la cible,
prime comprise, est supérieure au coût après impôt
de la dette |
Accroît
le BPA si le PER de l’initiateur est supérieur au PER de la
société cible, prime comprise |
Le
BPA n’est pas un véritable témoin de la création
de valeur |
| Fiscalité
de l’acquéreur |
Déductibilité
des frais financiers |
Pas
d’impact, sauf plus- value si utilisation de titres auto-détenus |
La
fiscalité n’est pas en soi un critère dirimant |
| Fiscalité
du vendeur |
Plus-value
imposable |
Possibilité
de reporter la plus-value de cession |
|
| Poids
dans les indices |
Pas
de changement |
Poids
plus important dans les indices (plus grande capitalisation boursière) |
Possibilité
de re-rating lié à un effet taille en cas d’OPE |
(1)
Pour plus de détails voir le chapitre
47 de Finance d'entreprise de Pierre Vernimmen.
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