Introduction
Les prix auxquels le Groupe, ainsi
que tous les producteurs, achètent les concentrés de plomb
et de zinc et vendent leur production de plomb et de zinc sont très
volatils : ils sont basés sur les cours du LNOE de ces métaux,
diminués, dans le cas des concentrés, des frais de traitement
et majoré, dans le cas des ventes de métaux, d'une prime.
Les cours LME. les frais de traitement et les primes sont fixés
en fonction de l'offre et de la demande mondiales. Les variations de prix
des concentrés et du métal dépendent essentiellement
des variations des stocks industriels ainsi que des décisions des
producteurs et mineurs de réduire la production et de fermer ou
d'ouvrir des mines.
Les producteurs de plomb et de zinc
ont connu une période difficile entre 1990 et 1994, du fait de la
conjoncture économique défavorable en Europe et des importantes
exportations à bas prix en provenance de la Chine et des pays de
la CEI, aggravées par les fluctuations des taux de change. La combinaison
de ces facteurs a entraîné une augmentation des stocks de
métaux mondiaux et, en conséquence, une diminution de la
valeur des métaux: les prix du plomb sont passés d'un cours
moyen LME de 817 dollars américains au cours de l'exercice clos
au 30 septembre 1990 à un cours moyen de 490 dollars américains
au cours de l'exercice 1994; les prix du zinc sont passés d'un cours
moyen LME de 1576 dollars américains pendant l'exercice 1990 à
un cours de 956 dollars américains au cours de l'exercice 1994.
Depuis 1994, les stocks de plomb ont diminué de manière significative,
ce qui s'est traduit par une hausse des prix qui ont atteint une moyenne
de 768 dollars américains pour l'exercice 1996. Mais le fait que
les stocks de zinc restent importants et continuent à peser sur
les prix du zinc (1020 dollars américains en moyenne pendant J'exercice
1996), un déstockage important a eu lieu depuis 1994 et les prix
ont brutalement augmenté à 1 162 dollars américains
la tonne au 31 janvier 1997.
Sensibilité aux prix des
métaux
La sensibilité du Groupe aux
prix des métaux découle des trois facteurs suivants
Période de production: le
Groupe est exposé aux risques de fluctuation des prix des métaux
entre le moment où les achats de concentrés sont effectués
et celui où les contrats de vente sont passés pour les quantités
correspondantes de métal produit. Cette période, qui correspond
à la durée du cycle de production, dure en générai
deux mois. Le Groupe, comme de nombreux autres métallurgistes, couvre
le risque de fluctuation des prix du plomb et du zinc durant cette période
au moyen de contrats à terme sur le LME.
Risque de change
Période de paiement: les achats
de concentrés étant libellés en dollar américain,
le principal risque de change pour le Groupe est constitué par les
fluctuations du taux de change du dollar américain entre le moment
où le prix d'achat des concentrés est fixé et celui
où le paiement est effectué, normalement un mois plus tard.
Afin de couvrir ces risques. Metaleurop mène une politique systématique
de couverture des décalages dans le temps entre les achats et les
paiements par le biais de contrats de change à terme. Metaleurop
n'effectue pas d'opérations de change à terme dans un but
autre que la couverture.
Par conséquent. une variation
de 10 centimes dans le taux de change entre le dollar américain
et le franc français a traditionnellement un impact d'environ 28
millions de francs français sur le résultat d'exploitation
du Groupe.
Ce risque peut être couvert
par des opérations de "fixing" de devises. De telles opérations
nécessitent l'accord du Directoire de Metaleurop et demeurent assez
rares.
Concurrence
Bien que le Groupe soit le deuxième
producteur de plomb et le septième producteur de zinc, de nombreux
concurrents sont présents sur ces marchés. Il est toujours
possible que ces concurrents forment de nouvelles alliances stratégiques
qui leur permettent d'accroître leurs parts de marché aux
dépens du Groupe. La Société étudie par ailleurs
en permanence les possibilités de participer à la nécessaire
restructuration de l'industrie du plomb et du zinc et des secteurs connexes
par le biais d'alliances stratégiques et d'acquisitions.
Situation financière
et trésorerie
Le Groupe a besoin de générer
suffisamment de trésorerie pour financer ses programmes d'investissements
liés aux opérations de restructuration mises en œuvre depuis
1990 ainsi que les investissements nécessaires pour se mettre en
conformité avec la législation relative à l'environnement.
Depuis qu'il a adopté en 1988
sa forme actuelle, le Groupe a réalisé un bénéfice
net consolidé de 251 millions de francs français en 1988
et de 509 millions de francs français en 1989 en grande partie grâce
aux prix élevés du plomb et du zinc. Le Groupe a enregistré
au cours des six exercices compris entre 1990 et 1995 des pertes consolidées
d'un montant total de 1450 millions de francs français, en raison
principalement des mauvaises conditions de marché et du coût
des mesures de rationalisation liées à la fermeture des activités
déficitaires et à la cession des activités non essentielles.
Compte tenu de ces pertes, le Groupe n'a pas dégagé les ressources
suffisantes pour financer ses opérations courantes et ses investissements
liés à son programme de réduction des coûts
(qui, du 30 septembre 1993 au 30 septembre 1996, bien que partiellement
financé par des subventions, s'est élevé à
303 millions de francs français). Le Groupe a donc dû prendre
différentes mesures afin de disposer de trésorerie, notamment
la vente de certaines sociétés et la vente de zinc brut à
Preussag, ainsi qu'un emprunt subordonné souscrit auprès
de Preussag qui a fait l'objet d'un abandon de créance définitif
le 30 janvier 1997.
Au 30 septembre 1996 et pour la première
fois depuis 1990, le résultat d'exploitation consolidé du
Groupe a fait apparaître un bénéfice de 22,6 millions
de francs français (après prise en compte des intérêts
minoritaires, y compris la contribution au prorata des sociétés
mises en équivalence). L'ajustement de la méthode comptable
utilisée pour l'évaluation des stocks a contribué
à hauteur de 95 millions de francs français au bénéfice
consolidé exceptionnel. le bénéfice net pour cet exercice
s'est élevé à 41,5 millions de francs français.
Au cours des trois derniers exercices,
l'augmentation de l'endettement a entraîné des frais financiers
élevés qui ont pesé sur les résultats nets
du Groupe, diminuant la compétitivité du Groupe. Le Groupe
a l'intention d'utiliser le produit de l'augmentation de capital envisagée
(ainsi qu'indiqué au chapitre VII du présent document de
référence, 7.1.3 "Réduction de capital et appel au
marché") pour rembourser environ 50 % de son endettement. En tenant
compte des lignes de crédit disponibles au 31 décembre 1996,
le niveau d'utilisation de ces lignes serait alors d'environ 10 soit environ
790 millions de francs français, dont 500 millions de francs français
en France et 86 millions de deutsche marks (290 millions de francs français)
en Allemagne.
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