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Créé par Pascal Quiry
Ce cas s’inspire d’une récente opération. Cependant, tel un roman historique
qui insère des personnages fictifs dans des situations réelles passées, ce dossier
expose des points de vue, des idées, totalement déconnectés de la réalité et
totalement fictifs à des seules fins pédagogiques. En particulier les extraits
du conseil d’administration proviennent de la seule imagination de l’auteur
de ce cas et ne correspondent en aucune manière à une réalité.

Présentation du groupe Infogrames
Extraits romanesques du conseil d’administration
du 30 juin 1998
Questions
Eléments de corrigé
ANNEXES :
Annexe 1 : Comptes
consolidés d’Infogrames
Annexe 2 : Actionnariat
d’Infogrames
Annexe 3 : Paramètres
boursiers
Annexe 4 : Cours
de bourse d’Infogrames depuis 1994 (fichier EXCEL)
Annexe 5 : Evolution
des taux d’intérêt des obligations du secteur privé (fichier EXCEL)
Annexe 6 : Structure
financière des principaux concurrents d’Infogrames
Annexe 7 : Eléments
prévisionnels
| Présentation du groupe Infogrames |
1.
Activités
Le métier du groupe Infogrames est la production,
la diffusion et la distribution de programmes interactifs de loisir multimédia.
L’interactivité, nouvelle dimension des loisirs électroniques permet d’agir
sur des images et des sons pour les faire évoluer au gré de la volonté des individus.
Ainsi, les nombreux systèmes interactifs qui coexistent
aujourd’hui (consoles de jeux vidéo, ordinateurs personnels, minitel, téléphone,
réseaux en lignes) et d’autres qui émergent ( télévision interactive par
câble ou satellite) génèrent une demande croissante de programmes interactifs
et notamment pour le segment de marché le plus important : les loisirs.
Infogrames crée, réalise, édite et diffuse des
programmes récréatifs et éducatif (jeu, éducation, formation, référence…) pour
tous les systèmes interactifs du marché :
·
les consoles de jeux vidéos (Nintendo, Sega, Sony),
·
les ordinateurs personnels (Compatible IBM, PC, APPLE…),
·
les réseaux en ligne et fournisseurs d’accès à Internet (Infonie,
Microsoft Network …).
L’objectif du groupe est de produire des programmes interactifs
de très haute qualité en vue de leur diffusion sous de multiples formes au niveau
international, en restant indépendant des standards technologiques. Le groupe
collabore avec de nombreux partenaires comme les fabricants de matériel interactif
(IBM, Apple….) ou les détenteurs de droits des personnages les plus connus (Editions
Albert René, Moulinsart, Warner, Ronaldo…) afin de développer l’expression de
son savoir-faire.
Le groupe intègre, à travers ses compétences en contenus
interactifs et dans les réseaux en ligne, les deux activités clefs des futurs
développements de l’interactivité. En effet, après l’utilisation locale d’ordinateurs
ou de consoles de jeux et la manipulation de réseaux rudimentaires (téléphone
et télématique), la prochaine étape importante est la réunion de tous ces systèmes
au sein d’un terminal intelligent connecté à la fois sur la télévision et le
téléphone.
Créée en 1983, la société Infogrames avait pour activité
la conception et la diffusion de logiciels récréatifs et éducatifs pour micro-ordinateurs
grand public. Mais la société s’est très vite intéressée à d’autres médias interactifs
tels que les consoles de jeux vidéos, la télématique traditionnelle ou les nouveaux
réseaux en ligne pour définir sa véritable destination : le loisir interactif
multimédia.
En 1996, Infogrames a procédé à l’acquisition de
la société britannique Ocean, en vue de créer le premier groupe européen de
programmes interactifs de loisir. Cette opération correspondait à une logique
industrielle tenant compte des complémentarités existantes entre les deux groupes,
à la fois en termes de gamme de produits et de réseau de distribution.
En 1997, le groupe a signé un accord avec Philips
qui lui permet de reprendre ses activités de distribution multimédia. Aux termes
de cet accord, Infogrames est devenu propriétaire d’un pôle européen majeur
de distribution de programmes interactifs de loisirs.
Cette opération a trouvé sa justification dans
une considération stratégique forte qui consistait à acquérir une taille critique
sur un secteur d’activité qui se structure et à saisir des opportunités pertinentes.
Tous les principaux éditeurs américains sont par exemple également distributeurs
sur le marché national : il était nécessaire que le groupe Infogrames puisse
offrir pour optimiser des relations commerciales croisées, un service qui intègre
ces deux dimensions sur les principaux marchés européens. Cette intégration
du métier de distributeur à ce stade de maturité du marché multimédia, est d’ailleurs
la règle sur des marchés différents mais connexes, comme l’audio ou la vidéo.
| Extraits romanesques du conseil d’administration
du 30 juin 1998 |
Le Président :
Chers amis, comme vous venez de l’entendre, l’exercice
que nous clôturons ce soir devrait être le meilleur de notre histoire avec une
progression du chiffre d’affaires de 120 % et un doublement de notre résultat
net.
Cet exercice a vu le succès de nombreux titres
dont le fameux V Rally qui atteint aujourd’hui 2 millions d’exemplaires
mais aussi Lucky Luke sur Play Station, Heart of Darkness sur PC et Play Station,
Multi Racing Championship sur Nintendo 64, I War sur PC, Worms sur Play Station
platinum, Anno 1602 sur PC…
L’exercice nouveau démarre avec le lancement réussi
de Mission : Impossible sur Nintendo 64 dont les ventes, qui tendent vers
le million d’exemplaires, le classent d’ores et déjà dans la catégorie des
succès internationaux. Pour Noël, seront commercialisés : Starshot sur
Nintendo 64, les premier titres issus de la licence Looney Tunes de Warner Bros
ainsi que la version très attendue de V Rally sur Nintendo 64. Par ailleurs,
Astérix sur Play Station, UEFA Manager sur PC, la licence exclusive de la Fédération
Européenne de Football assureront le succès du catalogue à venir.
Ceci est dans la droite ligne de notre plan stratégique :
devenir le leader européen, nous le serons l’an prochain, pour ensuite prendre
pied aux Etat-Unis où l’évolution du marché fait que notre implantation là bas
passe nécessairement par le rachat d’un groupe. Tout ceci, vous le savez.
Vous savez aussi que je ne suis pas un financier
mais un bâtisseur, un meneur d’hommes et un stratège. Or, je ne suis jamais
mieux dans ces rôles que lorsque mes arrières sont assurées et pour faire une
acquisition aux Etats-Unis, j’aimerais bien que le financement soit déjà en
place. C’est peut-être mettre la charrue avant les bœufs, mais c’est un sacré
confort psychologique et une arme dans une négociation de pouvoir mettre sur
la table 100 à 200 millions de dollars s’il le faut sans avoir besoin d’un crédit
relais ou de faire une augmentation de capital subséquente avec un cours de
bourse qui peut s’être effondré dans l’intervalle.
Dans ces conditions, je voudrais vous demander
que nous réfléchissions à un choix que nous avons à faire aujourd’hui entre
s’endetter ou faire une augmentation de capital. Un banquier de premier plan
est venu nous voir en se faisant fort de placer sur le marché 600 MF d’obligations
Infogrames libellés sur euros. Nous serions ainsi la seconde entreprise française
à émettre sur ce marché après le groupe Lafarge la semaine dernière et je trouve,
pardonnez l’expression, « que ceci aurait de la gueule» pour Infogrames.
Par ailleurs, une autre banque pense que malgré le niveau élevé des cours de
bourse, je vous rappelle que notre action est valorisée sur la base d’un PER
de 45, et les inquiétudes de certaines cassandres, il est possible de placer
600 MF en actions nouvelles.
Solène, toi qui es en charge des finances d’Infogrames,
peux-tu nous expliquer les détails de cette alternative et après la discussion
sera ouverte.
La directrice financière (Solène pour les
proches) :
D’un côté nous pouvons émettre un emprunt obligataire de
100 millions d’euros (environ
660 MF) qui serait placé auprès d’investisseurs internationaux et coté en bourse.
Le taux d’intérêt serait de 5,5 %, le remboursement se ferait au pair pour la
totalité des obligations dans 8 ans. Nous ne donnons aucune garantie.
De l’autre, nous avons actuellement 10 398 806
actions. Nous pourrions émettre 1 800 000 actions nouvelles à un prix de 360
F soit avec une décote de l’ordre de 3 % par rapport au cours d’hier soir de
370 F. En fait, techniquement nous émettrions ces actions nouvelles sans laisser
un droit de souscription prioritaire aux actionnaires actuels, les actions seraient
achetées par un groupe de banques qui se chargeraient de les placer dans le
public. Comme précédemment, une fois l’opération lancée nous n’avons pas de
risque de ne pas placer l’ensemble du papier puisque ce risque est supporté
par les banques. Les actions nouvelles porteraient jouissance au 1er
juillet 1998, mais dans la pratique ceci n’est pas très important puisque Infogrames
ne verse pas de dividendes. Au total, nous pourrions ainsi lever 650 MF.
Un premier administrateur :
Merci de tes précisions Solène, mais je crois que
c’est assez clair. D’un côté, l’emprunt nous coûte du 5,5 % l’an, de l’autre
les actions ne nous coûtent rien puisque nous en versons pas de dividendes,
je vote donc pour les actions.
Un second administrateur :
Mais enfin cher ami, nos actionnaires ne font pas
un don aux œuvres charitables en achetant nos actions. Certes ils ne reçoivent
pas de dividendes ; ce n’est pas pour cela qu’ils n’ont pas une exigence
de rentabilité. Et d’après les calculs de Solène, ils exigent sur l’action Infogrames
du 11,5 %. N’est-ce pas Solène ?
La directrice financière :
Oui, c’est cela, puisque le taux de l’argent sans
risque est de 4,8%, la prime de risque de 3,5% et le coefficient bêta de 1,9 ;
d’où 4,8% + 1,9x3,5% = 11,5%.
Le second administrateur :
Et ce chiffre de 11,5 % représente le coût de nos
capitaux propres. Dès lors, l’endettement coûte moins cher et je vote donc pour
l’endettement car 5,5 % est inférieur à 11,5 % !
Un troisième administrateur :
Je suis d’accord avec toi. Je dirai et qui plus
est que le coût de la dette n’est pas de 5,5 %, mais moins puisque les frais
financiers sont déductibles de la base imposable. Avec un taux d’impôt de 40
%, le vrai coût de l’endettement n’est que de 3,3 %. A ce taux-là, on aurait
bien tort de ne pas s’endetter !
Un quatrième administrateur :
Tu as bien raison d’autant que les taux d’intérêt
sont au plus bas historique et que sauf à sombrer dans la déflation ils ne peuvent
plus maintenant que monter, il faut donc en profiter avant qu’il ne soit trop
tard !
Un cinquième administrateur :
Moi les amis, je suis moins sûr que nous. Quand
je vois qu’aucun de nos concurrents n’est endetté, je ne comprend pas pourquoi
nous irions nous mettre sur le dos un fardeau, des frais financiers qui sont
des coûts fixes alors qu’eux n’en n’ont pas. C’est nous pénaliser dans la concurrence
que nous nous livrons de plus en plus âprement.
Le Président :
Ah ! ça, c’est un argument auquel je suis sensible,
ce serait quand même rageant de perdre du terrain face à eux pour des raisons
d’un mauvais choix de structure financière alors que nos produits sont meilleurs
que les leurs.
Un sixième administrateur :
Je pense qu’il faut profiter d’un cours de bourse
élevé pour émettre des actions nouvelles. Après tout, la bourse chutera peut
être à l’automne et nous ne pouvons plus alors procéder à une augmentation de
capital à ce moment là alors que même si la bourse baisse, il sera toujours
possible d’émettre des obligations (et peu importe si nous sommes que le 83e
émetteur et non le second). Profitons donc aujourd’hui de la bonne conjoncture
boursière pour émettre des actions pendant qu’il en est temps.
Le cinquième administrateur :
C’est d’autant plus vrai que les obligations convertibles
que nous avons émises il y a un an qui, aujourd’hui, compte tenu de la progression
du cours de notre action de 120 % en un an, peuvent être assimilées à des capitaux
propres, ont de bonnes chances de devenir de la dette si notre cours chutait.
Au total, nous aurions alors près d’un milliard de francs de dettes bancaires
et financières pour seulement 443 MF de capitaux propres.
Le premier administrateur :
Certes, mais les calculs prévisionnels de Solène
montrent bien (annexe 7) que si nous endettons, la rentabilité des capitaux
propres est plus forte que si nous faisions une augmentation de capital (21
% contre 13 % au bout de 2 ans) et la progression du BPA est, elle aussi, plus
forte (en 1999/2000 et en 2000/2001). Nous créons donc plus de valeur en nous
finançant par endettement qu’en nous finançant par capitaux propres.
Le second administrateur :
Tu as raison, il vaudra mieux émettre alors des
actions dans 2 ou 3 ans de sorte que, nous dirigeants, nous ne soyons pas trop
dilués dans la société que nous avons créée et dont nous n’avons plus de 33
% des actions. Profitons donc maintenant de l’effet de levier de l’endettement
pour mieux émettre des actions plus tard. Si l’endettement se traduit par une
progression plus forte du bénéfice par action, notre PER sera plus élevé dans
2-3 ans, et donc aussi notre cours de bourse. Nous émettrons moins d’actions
dans 2/3 ans pour lever les mêmes fonds.
Le quatrième administrateur :
Mais avec 47 % des droits de vote, vous êtes à
l’abri de l’OPA hostile.
Le troisième administrateur :
Certes aujourd’hui, mais demain après cette opération
nous n’avons plus que 28 % des actions et 42 % des droits de vote. Et puisqu’en
tant que dirigeant nous n’avons que notre salaire comme revenu et un petit patrimoine
personnel, nous ne pouvons pas souscrire à cette augmentation de capital. C’est
pour cela que je préfère que nous nous endettions.
Le Président :
Holà ! mais si nous faisons une augmentation
de capital, je compte bien proposer que notre holding, Interactive Partners,
s’endette pour suivre une partie de cette augmentation de capital, de sorte
à ce que nous les dirigeants nous ne soyons pas trop dilués. Après tout, ce
n’est pas toi qui nous disait il y a quelques instants que la dette ne coûtait
pas cher actuellement et qu’il fallait en profiter ?
Le quatrième administrateur :
Mais là, je ne te comprends plus très bien, mon
cher président. Tu nous dis d’un côté que le cours de bourse d’Infogrames te
paraît mal tenir compte de notre potentiel de croissance et c’est vrai qu’avec
le résultat net en progression de plus de 100 % que nous allons annoncer pour
cet exercice, un PER de 45 n’a rien d’excessif ; mais de l’autre tu donnes
l’impression d’être prêt à émettre de nouvelles actions à ce prix !
Le Président :
Vous savez pour détenir un trésor de guerre qui
nous permettra de faire une acquisition substantielle aux Etats-Unis, je suis
prêt à faire un petit sacrifice sur le prix, même si cela nous coûte.
Le cinquième administrateur :
Mais si vous les dirigeants vous souscrivez pour
votre quote-part, vous êtes alors indifférent au prix où se réalise l’augmentation
de capital.
Le premier administrateur :
Il suffit de choisir l’endettement et comme ça
nous avons les fonds sans avoir à faire émettre des actions à un prix trop bas !
Le second administrateur :
Avec cette progression fulgurante des cours de
bourse et du nôtre en particulier, car soyons modestes malgré nos très bonnes
performances, une hausse de l’action de 120 % en un an laisse rêveur, émettre
de nouvelles actions c’est prendre le risque d’avoir de nouveaux associés qui
seront furieux si après avoir souscrit à 370 F, le marché baisse de 30 % et
nous peut être de 60 % compte tenu de notre bêta de 2 !
1. Procédez à une
rapide analyse financière d’Infogrames. Que pensez-vous de la solidité financière
de cette société et de sa rentabilité ?
2.
Procédez à une rapide analyse boursière d’Infogrames.
3.
Le choix de financement
se résoud-t-il par une comparaison du coût de l’endettement et du coût des capitaux
propres ? Pourquoi ?
4.
Merci de compléter
les blancs de la dernière colonne de la page 26 de ce dossier.
5.
Si Infogrames choisissait
de s’endetter, son BPA croîtrait plus vite en 1999/2000 et en 2000/2001 que
si elle se finançait par augmentation de capital. Comment expliquez-vous cela ?
Faut-il alors s’endetter ?
6.
Si Infogrames choisissait
de s’endetter, la rentabilité de ses capitaux propres serait plus forte que
si elle se finançait par augmentation de capital. Comment expliquez-vous cela ?
Faut-il alors s’endetter ?
7.
Quel que soit le
mode de financement choisi, la rentabilité économique future est la même. Est-ce
normal ? Pourquoi ?
8.
Compte tenu des différents
paramètres mis à votre disposition :
-
Niveau des taux d’intérêt,
-
Coût des capitaux
propres,
-
Projection des principaux
paramètres financiers,
-
Niveau du cours de
bourse,
-
Structure financière
des concurrents,
auriez-vous préconisé de recourir à l’endettement ou
à une augmentation de capital ? Pourquoi ?
9.
Analyser les principales
dispositions de l’augmentation de capital projetée et son impact sur la structure
financière du groupe, en particulier le rapport dettes financières nettes/capitaux
propres avant et après l’opération, comparez l’accroissement des capitaux propres
comptables et de la capitalisation boursière et la dilution subie par les actionnaires.
Qu’en pensez-vous ?
10. Que penseriez vous si Interactive Partners,
la société contrôlée par les dirigeants d’Infogrames et qui détient leur participation
dans Infogrames, s’endettait de 100 MF pour souscrire en partie à l’augmentation
de capital d’Infogrames ? Pourquoi ?
Annexe
1
Comptes consolidés d’Infogrames |
|
En MF
|
30.6.94
|
30.6.95
|
30.6.96
|
30.6.97
|
30.6.98
|
|
Chiffre d'affaires
|
165
|
262
|
377
|
661
|
1466
|
|
+ autres produits
|
18
|
44
|
109
|
149
|
150
|
|
- consommation de matières
|
61
|
86
|
162
|
285
|
650
|
|
- autres charges externes
|
62
|
109
|
169
|
258
|
604
|
|
- frais de personnel
|
26
|
48
|
74
|
113
|
136
|
|
- impôts et taxes
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
|
- dotations aux amortissements
|
14
|
21
|
42
|
95
|
120
|
|
= résultat d'exploitation
|
19
|
40
|
36
|
55
|
101
|
|
+ résultat financier
|
-3
|
-1
|
-2
|
2
|
-4
|
|
= résultat courant
|
16
|
39
|
34
|
57
|
97
|
|
+ résultat exceptionnel
|
2
|
3
|
0
|
-6
|
-3
|
|
- impôt sur les sociétés
|
-1
|
12
|
9
|
3
|
5
|
|
= résultat net avant amortissement des écarts
d'acquisition
|
17
|
30
|
25
|
48
|
89
|
|
- amortissement des écarts d'acquisition
|
3
|
10
|
5
|
9
|
5
|
|
= résultat net après amortissement des écarts
d'acquisition
|
14
|
20
|
20
|
39
|
84
|
|
En MF
|
30.6.94
|
30.6.95
|
30.6.96
|
30.6.97
|
30.6.98
|
|
Capacité d'autofinancement
|
29
|
48
|
67
|
139
|
212
|
|
- Variation du BFR
|
0
|
33
|
11
|
173
|
81
|
|
= Flux d'exploitation (1)
|
29
|
15
|
56
|
-34
|
131
|
|
Prix de vente des actifs cédés
|
1
|
8
|
2
|
1
|
2
|
|
- Investissements
|
43
|
60
|
142
|
170
|
269
|
|
= Flux d'investissement (2)
|
-42
|
-52
|
-140
|
-169
|
-267
|
|
Flux de trésorerie disponible (1) - (2)
|
-13
|
-37
|
-84
|
-203
|
-136
|
|
+ Augmentation de capital
|
73
|
8
|
146
|
-
|
-
|
|
- Dividendes versés
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
|
= Diminution (augmentation)de l'endettement
net
|
60
|
(29)
|
62
|
(203)
|
(136)
|
|
En MF
|
30.6.94
|
30.6.95
|
30.6.96
|
30.6.97
|
30.6.98
|
|
Immobilisations incorporelles
|
50
|
71
|
136
|
190
|
306
|
|
+ Immobilisations corporelles
|
6
|
12
|
36
|
37
|
38
|
|
+ Immobilisations financières
|
5
|
2
|
6
|
10
|
32
|
|
= Total Immobilisations (1)
|
61
|
85
|
178
|
237
|
376
|
| |
|
|
|
|
|
|
Stocks
|
6
|
10
|
24
|
30
|
137
|
|
+ avances, acomptes versés
|
3
|
3
|
15
|
80
|
140
|
|
+ clients
|
60
|
117
|
174
|
315
|
378
|
|
- fournisseurs
|
27
|
66
|
106
|
144
|
296
|
|
- autres dettes d'exploitation
|
24
|
13
|
45
|
36
|
33
|
|
= Besoin en fonds de roulement (2)
|
18
|
51
|
62
|
245
|
326
|
|
Actif économique = (1) + (2)
|
79
|
136
|
240
|
482
|
702
|
|
Capitaux propres (3)
|
126
|
154
|
320
|
359
|
443
|
|
Endettement bancaire et financier net (4)
|
-47
|
-18
|
-80
|
123
|
259 [*]
|
|
Actif économique = (3) + (4)
|
79
|
136
|
240
|
482
|
702
|
Ratios
de rotation du BFR
| |
93/94
|
94/95
|
95/96
|
96/97
|
97/98
|
|
BFR /CA en jours
|
40 j
|
71 j
|
60 j
|
135 j
|
81 j
|
Rentabilité
| |
93/94
|
94/95
|
95/96
|
96/97
|
97/98
|
|
Résultat
économique après impôt/CA
|
8 %
|
10 %
|
6 %
|
5 %
|
4 %
|
|
´
|
|
|
|
|
|
|
CA /actif économique
|
2,0
|
1,9
|
1,6
|
1,4
|
2,1
|
|
=
Rentabilité économique après impôt
|
16 %
|
19 %
|
9 %
|
7 %
|
9 %
|
|
Rentabilité
des capitaux propres après impôt
|
7 %
|
9 %
|
4 %
|
7 %
|
13 %
|
|
Levier
financier
|
- 0,4
|
- 0,1
|
- 0,3
|
0,4
|
0,6
|
Annexe
2
Actionnariat d’Infogrames au 30 juin 1998 |
| |
Actions
|
Droits
de vote
|
|
Intéractive Partners (dirigeants)
|
33 %
|
47 %
|
|
Lazard
|
8 %
|
8 %
|
|
Paribas
|
3 %
|
2 %
|
|
Famille Dassault
|
5 %
|
5 %
|
|
Public
|
51 %
|
38 %
|
| |
100 %
|
100 %
|
Annexe
3
Paramètres
boursiers |
| |
1995/1996
|
1996/1997
|
1997/1998
|
|
|
240 F
|
240 F
|
379 F
|
|
Cours le plus bas
|
90 F
|
110 F
|
150 F
|
|
Cours moyen
|
160 F
|
160 F
|
250 F
|
|
Nombre d’actions
|
10,4 M
|
10 ,4 M
|
10 ,4 M
|
| |
|
|
|
|
Bénéfice par action
|
2 F
|
3,8 F
|
8,1 F
|
|
PER
|
80
|
42
|
31
|
| |
|
|
|
|
Dividende par action
|
0
|
0
|
0
|
|
Rendement en %
|
0 %
|
0 %
|
0 %
|
|
Taux de distribution
|
0 %
|
0 %
|
0 %
|
| |
|
|
|
|
Capitalisation boursière
|
1664 MF
|
1664 MF
|
2510 MF
|
|
Capitaux propres comptables
|
320 MF
|
359 MF
|
443 MF
|
|
Capitalisation boursière/capitaux
propres comptables
|
5,2
|
4,6
|
5,7
|
Données au 30 juin 1998 :
Taux des obligations d’Etat : 4,80 %
b d’Infogrames : 1,9
Prime de risque : 3,5 %
Taux d’inflation : 1 %
Annexe
6
Structure financière des principaux concurrents d’Infogrames |
| |
Ubisoft
|
Titus
|
Electronic Arts
|
Broder-bund
|
GT Interactive
|
The 3D0 company
|
|

|
- 110 %
|
- 27 %
|
- 64 %
|
- 83 %
|
33 %
|
0 %
|
Un signe négatif indique que l’endettement
est négatif (trésorerie nette positive).
Annexe
7
Eléments prévisionnels résumés |
A.
Financement
par augmentation de capital
| |
Passé
|
|
Prévisionnel
|
|
| |
1997/1998
|
1998/1999
|
1999/2000
|
2000/2001
|
|
Chiffre d’affaires
|
1466 MF
|
1800 MF
|
2350 MF
|
2600 MF
|
|
Résultat d’exploitation
|
101 MF
|
171 MF
|
235 MF
|
318 MF
|
|
Résultat financier
|
- 4 MF
|
- 4 MF
|
- 6 MF
|
- 8 MF
|
|
Résultat net
|
84 MF
|
125 MF
|
150 MF
|
208 MF
|
|
Capitaux propres
|
443 MF
|
1218 MF
|
1368 MF
|
1576 MF
|
|
Endettement bancaire et financier net
|
259 MF
|
300 MF
|
349 MF
|
399 MF
|
|
Rentabilité économique après impôt
|
9 %
|
7 %
|
9 %
|
11 %
|
|
Rentabilité des capitaux propres après
impôt
|
13 %
|
10 %
|
11 %
|
13 %
|
|
Nombre d’actions
|
10,4 M
|
12,2 M
|
12,2 M
|
12,2 M
|
|
Bénéfice par action
|
8,1 F
+ 113 %
|
10,2 F
+ 26 %
|
12,3 F
+ 21 %
|
17,0 F
+ 39 %
|
B.
Financement
par endettement
| |
Passé
|
|
Prévisionnel
|
|
| |
1997/1998
|
1998/1999
|
1999/2000
|
2000/2001
|
|
Chiffre d’affaires
|
1466 MF
|
1800 MF
|
2350 MF
|
2600 MF
|
|
Résultat d’exploitation
|
101 MF
|
171 MF
|
235 MF
|
318 MF
|
|
Résultat financier
|
- 4 MF
|
- 40 MF
|
- 43 MF
|
-46 MF
|
|
Résultat net
|
84 MF
|
101 MF
|
128 MF
|
182 MF
|
|
Capitaux propres
|
443 MF
|
544 MF
|
672 MF
|
854 MF
|
|
Endettement bancaire et financier net
|
259 MF
|
974 MF
|
1048 MF
|
1124 MF
|
|
Rentabilité économique après impôt
|
9 %
|
7 %
|
9 %
|
11 %
|
|
Rentabilité des capitaux propres après
impôt
|
13 %
|
19 %
|
19 %
|
21 %
|
|
Nombre d’actions
|
10,4 M
|
10,4 M
|
10,4 M
|
10,4 M
|
|
Bénéfice par action
|
8,1 F
|
9,7 F
|
12,3 F
|
17,5 F
|
| |
+ 113%
|
+ 20 %
|
+ 27%
|
+42 %
|
|