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Le système financier a pour vocation de mettre en relation les demandeurs et les pourvoyeurs de fonds : – soit au travers d’intermédiaires : on parle alors d’intermédiation financière et de finance indirecte – soit directement sur les marchés financiers : on parle alors de finance directe et les intermédiaires jouent alors le simple rôle de courtier. Mais un système financier fournit aussi des mécanismes de paiement et de règlement pour faciliter les transactions : – de mise en commun des fonds pour entreprendre des projets de grande taille ; – de subdivision du capital des entreprises permettant aux investisseurs de diversifier leurs investissements. Il permet aussi de répartir dans le temps, l’espace ou les secteurs les ressources disponibles. Il fournit des outils de gestion des risques, une information à bas coût sur les prix, ce qui permet la prise de décisions décentralisée et il atténue les conflits entre les parties à un contrat. L’essor des marchés financiers est une réalité de tous les jours, elle va de pair avec leur globalisation et leur internationalisation. L’économie dans laquelle nous vivons n’est plus une économie d’endettement (où le financement par crédits bancaires prédominait), mais une économie de marchés financiers caractérisée par l’appel direct des entreprises à l’épargne par émission d’actions ou d’obligations. Les banques se sont adaptées à ce nouveau système en développant, au-delà de leur rôle de prêteur, des services de conseil facilitant l’accès direct des entreprises aux marchés financiers, qu’ils soient des marchés actions ou obligataires. D’un point de vue conceptuel, les marchés financiers ne sont efficients que si le prix des titres reflète à tout moment toute l’information pertinente disponible. On démontre qu’un marché est d’autant plus efficient qu’il est liquide, que l’accès à l’information est libre pour tous, que le coût des transactions est faible et que les individus sont rationnels. C’est probablement sur ce dernier point que l’efficience est la plus contestable car l’être humain ne se résume pas à une série d’équations. D’où l’existence d’anomalies, de comportements mimétiques conduisant à l’apparition de bulles spéculatives que la finance comportementale tente d’analyser et d’expliquer. Un marché financier réunit trois types d’opérateurs : – le hedger qui refuse de prendre des risques et se couvre au contraire, – le spéculateur qui prend un risque plus ou moins important, – et enfin, l’arbitragiste qui en exploitant les déséquilibres du marché contribue à les faire disparaître et assure ainsi la liquidité et l’efficience du marché.
SOMMAIRE
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