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La consolidation est destinée à présenter la situation financière d’un groupe de sociétés comme si celles-ci ne formaient qu’une seule entité. Elle constitue une obligation pour les entreprises commerciales qui contrôlent de manière exclusive d’autres entreprises ou qui exercent une influence notable sur elles. Le périmètre de consolidation englobe la société mère et ses filiales consolidées. La consolidation a pour but de substituer la situation active et passive des filiales consolidées au montant comptable des titres de participation au bilan de la société mère.
La consolidation par intégration globale consiste à remplacer les titres de participation à l’actif de la société mère par tous les éléments d’actif et de passif de la filiale, ainsi qu’à ajouter tous les produits et charges du compte de résultat tout en faisant apparaître les intérêts minoritaires dans les résultats et les capitaux propres de la filiale. Elle s’applique lorsque la mère contrôle sa filiale.
On utilise la méthode de consolidation par intégration proportionnelle (essentiellement en France) en cas de contrôle « conjoint » de la société mère et d’un petit nombre d’associés. On applique la même démarche que dans le cadre de l’intégration globale, mais au prorata du pourcentage d’intérêt de la société mère sur sa filiale.
Quand la société mère exerce une influence notable (a priori plus de 20 % des droits de vote) sur sa filiale, on a recours à l’intégration par mise en équivalence. La valeur comptable des titres de participation est remplacée par la part des capitaux propres (résultat compris) que détient la société mère. Cette méthode revient en réalité à réévaluer chaque année ces mêmes titres. Au compte de résultat du groupe apparaît la quote-part dans le résultat de la filiale sous « résultat mis en équivalence ».
Le pourcentage d’intérêt qui représente la part du capital détenue directement ou indirectement par la société mère est une notion financière différente de la notion de pouvoir qu’exprime le pourcentage de contrôle.
Il est fréquent qu’un groupe acquière une entreprise en payant un prix supérieur à la quote-part des capitaux propres de l’entreprise. Cet écart apparaîtra en immobilisations incorporelles, minoré des plus et moins-values latentes sur les actifs et les passifs de la société acquise, sous le nom d’écart d’acquisition ou goodwill ou survaleur. Cet écart d’acquisition est comparé chaque année à sa valeur estimative et provisionné en cas de moins-value latente (normes IAS / IFRS et américaines) ou amorti sur une durée fixe d’au maximum 40 ans (normes françaises).
Lors de l’étude d’un groupe, on devra s’assurer que les principes et pratiques comptables sont homogènes entre les différentes sociétés. Il convient également d’éliminer les opérations intragroupe et notamment les opérations qui modifient le résultat consolidé (profits internes, dividendes reçus de filiales…).
En ce qui concerne la conversion des comptes des filiales étrangères, on peut utiliser la méthode du cours de clôture ou la méthode du cours historique. Des méthodes de conversion spécifiques sont par ailleurs utilisées pour les entreprises situées dans des pays à forte inflation ou dits à monnaie fondante.
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