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Le financier d’entreprise a deux rôles : – assurer l’approvisionnement de l’entreprise en liquidité, lui permettant ainsi de financer son développement et de faire face à ses obligations. Pour ce faire, l’entreprise va émettre des titres (de capitaux propres et de dettes) que le financier d’entreprise va s’efforcer de vendre le plus cher possible aux investisseurs. En effet, dans l’économie de marché de capitaux dans laquelle nous nous trouvons, il faut lire le rôle de financier d’entreprise moins comme un acheteur de capitaux (avec l’objectif d’en minimiser le coût) que comme un vendeur de titres. Mettre l’accent sur le titre financier revient à se focaliser sur sa valeur, synthèse entre la rentabilité et le risque au détriment d’une trop simple minimisation du coût de la ressource financière qui cache le risque pris. Par ailleurs, cette approche souligne la dimension marketing de la fonction de financier d’entreprise qui, loin d’être dans une tour d’ivoire, a des clients, les investisseurs, qu’il va devoir convaincre de souscrire les titres émis par l’entreprise. Il y réussira d’autant mieux qu’il aura su comprendre leurs besoins du moment ; – s’assurer qu’à moyen terme l’entreprise dégage, sur les ressources qui lui sont confiées par les investisseurs, un taux de rentabilité au moins égal au taux de rentabilité requis par ces derniers. Si tel est le cas, l’entreprise créera de la valeur. Dans le cas inverse, elle détruira de la valeur, ce qui conduira les investisseurs, si elle continue dans cette voie, à ne plus lui accorder de fonds et à faire baisser la valeur de ses titres, la conduisant à la faillite ou au changement d’équipe de direction.
Dans son premier rôle, le financier d’entreprise transforme les actifs de l’entreprise en actifs financiers dont il doit maximiser la valeur qu’il répartit entre les différents pourvoyeurs de fonds. Son second rôle est ingrat, c’est celui d’un empêcheur de tourner en rond, d’un Monsieur “ Non ” qui doit passer au crible les projets d’investissements de l’entreprise pour s’assurer qu’ils dégagent raisonnablement une rentabilité au moins égale au coût des fonds mis à sa disposition.
SOMMAIRE
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