Sujets de mémoires ou de thèses

Voici quelques idées de thème de réflexion et de recherche pouvant déboucher sur des mémoires ou des thèses, ainsi que quelques conseils pour la rédaction des mémoires de recherche donnés aux élèves d'HEC (document PDF à télécharger).

Pour vous aider, le ou les chapitres du Vernimmen 2015 qui couvrent une partie du sujet sont indiqués.

Vous pouvez nous interroger via la boite aux lettres du site Vernimmen.net par des questions précises, mais nous ne traiterons par ces sujets à votre place !

TOUTES LES THÈMES
  • analyse financiere
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1. Paramètres financiers retenus par les analystes financiers pour les entreprises publiant leurs comptes selon plusieurs normes comptables.

Une entreprise qui publie ses comptes selon plusieurs référentiels comptables (US GAAP, IAS GAAP, règles comptables nationales, …) peut faire apparaître des niveaux différents de résultat net, de capitaux propres, de résultat d'exploitation, voire d'endettement net. Quels chiffres retiennent alors les analystes et pourquoi ? Quels sont les déterminant de ces choix (place directive, nationalité de l'analyste ou de sa banque, …) ?

2. Les critères essentiels d'octroi des crédits bancaires

Les banques disposent de comités de crédit qui passent en revue très régulièrement les demandes de crédits des entreprises clientes, qui sont synthétisées dans des dossiers standardisés souvent copieux.
L'objet du mémoire est d'interviewer plusieurs dirigeants bancaires dans des banques différentes de la place de Paris pour les interroger sur les quelques critères qui, à leurs yeux, leur apparaissent particulièrement discriminants et importants dans la décision d'octroyer ou non le crédit sollicité.

3. Analyse financiere

Une augmentation de la valeur ajoutée par intégration dans un secteur a-t-elle un impact sur le besoin en fonds de roulement ?
Quels sont les avantages et les inconvénients de l'effet de levier de la dette ?
Une entreprise insolvable est-elle toujours illiquide ?
Le calcul de la rentabilité économique a-t-elle un sens dans les entreprises à forte dimension incorporelle liée aux hommes ?
La dépréciation du goodwill ou des autres actifs incorporels est-elle porteuse d'informations, même si elle est non récurrente et ponctuelle ?
Quelle doit-être la politique financière de l'entreprise confrontée à la déflation ?
Quel traitement retenir en analyse financière pour les provisions pour retraite ?
Les impôts différés actifs et passifs font-ils partie du besoin en fonds de roulement ?
Comment l'analyste externe peut-il apprécier le caractère fixe ou variable des coûts d'une entreprise ?

4. Taux d'impôt théorique et taux d'impôt effectif

L'objectif de ce mémoire est de comparer pour les principales sociétés industrielles du monde développé le taux d'impôt théorique et le taux d'impôt effectiviement payé. On se rend compte qu'il existe de pays à pays des écarts qui peuvent être très importants liés à des avantages fiscaux particuliers qui devront être identifiés (déductibilité des stocks options aux USA, du goodwill en Espagne, ...) et qui constituent des concurrents à l'endettement pour réduire le poids de la fiscalité.

5. Analyse comparée au niveau macroéconomique et au niveau d'un secteur des performances financières et opérationnelles des petites entreprises, des PME et des grands groupes cotés.

L'étude devra infirmer ou confirmer le sentiment exprimé largement selon lequel les excellents résultats obtenus en 2004-2007 par les grands groupes cotés cachent une situation économique nettement moins bonne au niveau des petites entreprises et des PME.

6. Analyse comparée de la gestion de la liquidité dans les entreprises européennes et dans les entreprises américaines.

L'objet de cette recherche est d'étudier dans quelle mesure les entreprises américaines et les entreprises européennes ont une stratégie d'accès à la liquidité différente et qu'elles en sont les causes et les conséquences.

Le marché du commercial paper aux Etats-Unis, équivalent du marché des billets de trésorerie en Europe, est beaucoup plus développé en volume et en profondeur qu'il ne l'est en Europe, où le rôle des banques est plus important dans le financement à court terme des entreprises qu'il ne l'est aux Etat-Unis.

L'analyse depuis 2007 des comportements des enteprises des deux cotés de l'Atlantique fournira un terreau propice à la réflexion.

7. Comment analyser les groupes automobiles avec des filiales de credit ?

La plupart des analystes semblent considerer les captives financieres des groupes automobiles (comme PSA ou VW)
comme des organismes de credit, pour lesquels la notion d'EV n'a plus vraiment de sens. Dans leur calcul d'EV pour le groupe consolide, ils n'utilisent donc que la dette nette "industrielle", et omettent celle de la captive.

Toutefois, on pourrait aussi considérer ceci comme du "vendor financing", avec tous les risques (NPLs, refinancement, etc.) que cela implique. En cas de probleme, la partie industrielle serait probablement obligee de renflouer la captive... ce qui ne penche pas pour que l'on "oublie" ainsi la dette de cette derniere.

L'objet de ce mémoire est de réfléchir à la façon la plus pertinente d'analyser les comptes et d'évaluer les groupes ainsi structurés.

8. Other comprehensive income

Créés par la volonté de l'IASB de revaloriser certains éléments du bilan sans pour autant créer un résultat inscrit au compte de résultat, les OCI sont en quelque sorte un OVNI comptable.

L'objet de ce mémoire, outre de les recenser et d'en comprendre la logique comptable, est de réfléchir si l'analyste financier peut finalement en tirer matière pertinente à réflexion pour son diagnostic ou s'il s'agit d'un fatras informe sans espoir de rédemption.

9. Les impôts différés actifs et passifs

Après avoir rappelé quels sont les traitements préconisés pour les référentiels comptables internationaux (IASB), américains (US GAAP) et français, vous étudiez comment ils devraient être traités et comment ils sont traités par les utilisateurs des comptes dans une optique d'analyse financière d'évaluation ou de solvabilité. Voir chapitre 8 du Vernimmen 2015.

10. Différence entre résultat d'exploitation et résultat opérationnel.

L'accent mis dans l'analyse sur l'exploitation a conduit les entreprises à " masser " la définition du résultat d'exploitation et à développer le concept en apparence anglo-saxon d'operating income ou résultat opérationnel qui est souvent bien éloigné d'un résultat d'exploitation. L'objectif de l'étude est de mesurer le niveau de popularité actuelle du résultat opérationnel et d'identifier ses écarts avec le résultat d'exploitation. Voir chapitre 10 du Vernimmen 2015.

11. Passage aux normes IAS-IFRS : le défi des goodwills

Mois après mois, les entreprises européennes cotées en bourse découvrent les bouleversements impliqués par l’application des normes comptables internationales IAS/IFRS à partir de l’exercice 2005. De ce point de vue, la controverse sur la norme IAS 39 (comptabilisation des instruments financiers) a joué le rôle de l’arbre cachant la forêt : s’il n’est pas douteux que cette norme a un impact potentiel fort sur les comptes des entreprises du secteur financier, d’autres normes du corpus IAS/IFRS sont susceptibles d’avoir des effets tout aussi déterminants sur le bilan des grands groupes industriels ou de distribution.

Tel est le cas des normes IAS 22 (regroupements d’entreprises) et IAS 36 (dépréciations d’actifs), qui modifient en profondeur le traitement des goodwills (écarts d’acquisition) : avec la suppression de l’amortissement, le test de dépréciation (impairment test) devient la règle, ce qui implique la définition rigoureuse d’un modèle d’évaluation des actifs acquis permettant un suivi pluriannuel. A cet égard, les deux normes donnent une série de recommandations à valeur le plus souvent indicative qui, par certains aspects, peuvent rendre perplexes nombre d’experts en évaluation, mais qui laissent surtout augurer un changement significatif dans les relations des entreprises avec leurs commissaires aux comptes.

L’objectif de la recherche est d’analyser la portée des recommandations méthodologiques de ces deux normes en matière d’évaluation et de mesurer via une enquête terrain les implications de leur prochaine application sur les différents acteurs concernés (direction comptable et financière d’entreprises, commissaires aux comptes, autorités de marché, analystes financiers,...) et leurs relations réciproques.

12. Les taux d'intérêt réel est-il le même dans les grands pays occidentaux ?

Une fois éliminé le risque d'inflation, les taux de l'argent sans risque dans les grands pays européens devraient être les mêmes d'autant que ces économies sont de plus en plus intégrées. Le lancement d'obligations d'Etat indexées sur le taux d'inflation permet pour la première fois de calculer les anticipations de taux d'inflation dans les pays qui ont émis ce type d'obligations (Royaume Uni, Suède, France… ), donc de mesurer objectivement le taux d'intérêt réel et de pouvoir vérifier s'ils sont identiques d'un pays à l'autre. Voir chapitre 23 du Vernimmen 2015.

13. La valeur des options à dire d'expert

Dans de nombreuses transactions de fusion et d'acquisition les parties se consentent des calls et des puts dont le prix d'exercice est fixé par un tiers expert au prix du marché lors de l'exercice de l'option. Comment formaliser la valeur financière de ces options sachant que les formules classiques les valorisent toutes pour 0 ?

14. Les techniques de placement des obligations

Elles ont beaucoup évolué et se sont rapprochées de celles des actions : techniques du book building, road show… L'objet de cette recherche est de faire le point sur la situation actuelle et d'expliquer les raisons de l'évolution récente. Voir chapitre 29 du Vernimmen 2015.

15. Point sur l'état de la recherche en matière de structure de taux d'intérêt

16. Pourquoi ne pas utiliser la courbe des taux…

… pour intégrer dans le calcul de l'actualisation des flux de trésorerie disponible un taux de rentabilité exigé différent chaque année à l'instar de ce qui est pratiqué pour évaluer les obligations ? Peut-on démontrer à contrario que le taux à 10 ans, souvent pris, constitue une bonne approximation de la moyenne géométrique des taux de la courbe de taux ? Voir chapitre 23 du Vernimmen 2015.

17. La multicotation des entreprises européennes

De nombreuses entreprises européennes font le choix d'être cotées sur plusieurs bourses (européennes ou pas). Ce travail pourra s'articuler autour d'une étude statistique à l'importance du phénomène de multicotation pour les entreprises européennes et sa répartition géographique. Dans un deuxième temps, il s'agira de s'interroger sur les déterminants de la multicotation (minimisation du coût du capital, recherche de liquidité, etc…). Voir La Lettre Vernimmen.net n° 11.

18. Le développement des Electronic Communication Networks (ECNs) aux USA

Le NYSE et le Nasdaq ont pendant longtemps dominé les marchés d'actions américains. Cette prééminence est remise en cause par l'apparition de nouveaux systèmes de cotation électronique (ECNs') comme Archipelago, POSIT ou Instinet. L'objectif du mémoire consistera dans un premier temps à décrire ces systèmes. On devra en particulier s'attacher à dresser une typologie des services qu'ils offrent et à décrire l'organisation des échanges dans ces systèmes. Dans un second temps, le mémoire devra étudier les facteurs qui expliquent le succès des ECNs par rapport aux bourses plus traditionnelles, notamment le Nasdaq.

19. Bêtas européens versus bêtas nationaux

L'avènement de l'euro a conduit à calculer de plus en plus le bêta par régression contre des indices européens en euro zone (Euro Stoxx) et non plus nationaux. Cela a-t-il modifié les bêtas des actions d'entreprise ? Pourquoi ?

20. . Le rehaussement de crédit dans les opérations de titrisation

Dans un contexte de développement rapide de la titrisation en Europe, de plus en plus d'acteurs s'intéressent à l'activité de rehaussement de crédit. Cette activité consiste pour une société (de rehaussement de crédit) à donner des garanties financières aux émetteurs, leur permettant ainsi de profiter d'une meilleure notation et donc d'un coût de refinancement plus faible.
L'objectif de l'étude est de mieux préciser les circonstances dans lesquelles le rehaussement de crédit est utilisé (différents types de titrisation, utilisation des dérivés de crédit) et d'identifier les secteurs français ou étrangers de ce marché. Quel est le rôle joué par les agences de rating ? Comment monter une opération de rehaussement d'un point de vue pratique ?

21. Les bulles des options réelles

Comment la théorie des options réelles a été fortement popularisée au moment de la bulle TMT de 2000 pour justifier des niveaux de valorisation que les méthodes classiques ne pouvaient plus produire.

Après avoir été utilisées pour justifier l'injustifiable, que reste-t-il de crédibilité aux options réelles ?

22. Gestion de portefeuille

Comment expliquer par les variables macro économiques les fluctuations temporelles de la prime de marché ?

Comment expliquer par les variables macro économiques les fluctuations temporelles de la prime de liquidité ?

Peut-on surperformer le marché en investissant durablement dans les petites et moyennes valeurs là où l’efficience du marché est la plus réduite ?

Le taux de l’argent sans risque utilisé pour déterminer le taux de rentabilité exigé par les investisseurs est-il à court, moyen ou long terme ?

Quelle est la taille optimum d’un portefeuille diversifié en nombre de lignes et en montant investi ?

Les portefeuilles qui ont surperformé le marché sur une certaine période sont-ils caractérisés par une forte rotation ou une faible rotation de leurs actifs ?

les gérants de portefeuilles qui ont surperformé le marché sur une certaine période et qui changent de sociétés de gestion, en général pour se mettre à leur compte, continuent-ils d’avoir des surperformances ?
Autrement dit le talent dans une institution peut-il continuer à prospérer hors de cette institution ?

23. Produits hybrides

Peut-on placer des produits hybrides (obligations convertibles, oceane, ora,...)autrement qu'à des hedges fonds qui ne s'intéressent pas au produit en tant que tel mais uniquement parce que son prix d'émission fait apparaitre une possibilité d'arbitrage qui les attire (autrement dit il est sous-évalué).
Voir en outre le chapitre 28 du Vernimmen 2015.

Les produits hybrides (obligations convertibles, oceane, ora,...) accroissent-ils la volatilité des actions qui en sont les supports ?
Voir en outre le chapitre 28 du Vernimmen 2015.

La comptabilisation des titres hybrides dans les nouvelles normes comptables IAS : elle est en effet différente de celle qui prévaut actuellement dans les principes comptables français ou américains.

Le coût du capital des titres hybrides : quel est le coût pour l'entreprise de l'émission de titres hybrides : coût des capitaux propres, coût de la dette ou coût spécifique.

Quel est l'impact de l'émission de titres hybrides sur la valeur de l'action ?

Y-a-t-il une clientèle d'investisseurs spécifique à qui vendre les titres hybrides ? : Hedge Fund, clientèle de détail, fonds spécialisés ...

Techniques de placement des titres hybrides : Technique de placement des actions ? Technique de placement des dettes ? Ou technique spécifique ?

24. Overhang

Certaines valeurs cotées ont été ou se caractérisent par un effet dit de "overhang" en franglais dont la traduction est un risque de valorisation negativement affectée en raison de l'existence d’un ou plusieurs actionnaires structurellement vendeur(s) de leur participation sous forme d’une vente de titres sur le marché. L’objet du mémoire est d’étudier le phénomène en faisant une typologie des différentes situations et de tenter d’en déduire des caractéristiques communes et de mesurer l’impact sur la valorisation de l'action.

25. Obligations référencées sur l’inflation : une synthèse des expériences du Brésil, des Etats-Unis et du Royaume-Uni.

En septembre 1998, le Trésor français a émis pour la première fois des Obligations Assimilables du Trésor référencées sur l’inflation, les OATi. Ce nouvel instrument financier a vocation à devenir l’actif sans risque d’échéance longue de référence. L’objet du mémoire serait de réunir des informations sur les expériences réalisées dans d’autres pays où existent déjà des instruments similaires et d’en tirer une synthèse des avantages et inconvénients pour les investisseurs et pour les émetteurs.

26. Les petites capitalisations boursières (micro-caps) sont elles destinées à végéter ou à devoir sortir de la Bourse ?

De nombreux experts soulignent que les petites capitalisations boursières, correspondant d’une part à des sociétés n’offrant pas une liquidité suffisante aux investisseurs institutionnels et d’autre part très peu suivies par les analystes financiers, sont destinées, sauf exception, à végéter ou à sortir de la Bourse. L’objet la recherche est d’analyser cette assertion, afin de déboucher sur des recommandations de stratégie financière soit à l’attention des petites capitalisations boursières cotées en Bourse, soit à l’attention des sociétés tentées par une introduction en Bourse.

27. Le cours des actions cycliques doit-il être cyclique ?

Pourquoi le cours des actions cycliques (mines, métallurgie,...) est-il cyclique alors que le caractère cyclique de leurs activités étant bien connu, donc bien anticipé, leurs cours devraient être beaucoup plus corrolés à celui du marché qu'il ne l'est.

Le mémoire nécessite d'étudier sur longue période (20 ans) le cours et les prévisions d'analystes de ce type de sociétés pour essayer de comprendre les raisons de ce paradoxe. Les investisseurs sont-ils incapables d'anticiper au niveau de la valeur de l'action cyclique la cyclicité de son activité, la sous-estiment ils ?

28. Titres hybrides

Peut-on démontrer que l'émission de titres hybrides de capital, comme les titres super-subordonnées qui viennent après les dettes seniors en terme de priorité, renforce la probabilité de remboursement en temps, heures et montants des titres de dettes qui sont seniors et donc augmente leur valeur ?

Le mémoire devra s'appuyer sur des études d'émissions de titres hybrides de capital émis au niveau européen (Henkel, Thomson, Dorg, Bayer, ...).

29. Régulation et modèle économique des analystes sell-side

Ce sujet porte notamment sur les conséquences d’une régulation, annoncée par le régulateur britannique FSA, d’interdire que les analystes sell-side fournissent leurs rapports de recherche gratuitement aux clients. Quel business model viable pour les analystes sell-side pourrait en découler ?

30. Les ADR : réussite ou échec, et pourquoi ?

Beaucoup de sociétés européennes ayant cherché un cross-listing à New York (ADR = American Depositary Receipts) se trouvent devant le constat que leur volume d’échange à New York sont très faibles et ne valent plus le coût fixe de la démarche. Les ADR, pour qui sont-ils une réussite, pour qui un échec et pourquoi ?

Voir chapitre 29 du Vernimmen 2015.

31. Merger arbitrage

Avec l’arrivée massive des hedge funds, le risk arbitrage en cas d’annonce d’OPA est une activité importante, qui peut influencer le déroulement des opérations d'OPA / OPE. Revue de ce segment de l'industrie.

32. Le marché des droits de souscription est-il correctement arbitré ?

Lors d'une augmentation de capital avec droits de souscription, les droits de souscription sont détachés des actions et sont cotés sur une ligne particulière pendant la durée de l'augmentation de capital. En théorie, leur prix est relié par une formule simple à la valeur de l'action.

L'objet de ce mémoire est de vérifier si cette relation est bien vérifiée et d'identifier les freins à sa réalisation parfaite : coûts de transaction, profondeur du marché des prêt/emprunt de titres, ....

33. Les hedge funds délivrent-ils des performances réellement déconnectées de l'évolution des marchés financiers ?

L'une des raisons du développement des hedge funds est de délivrer une performance de gestion qui soit indépendante des fluctuations boursières. Ils demandent à être jugés, non par sur une surperformance de l'indice, mais sur la réalisation de performances en absolu.

L'analyse de leurs performances passées permet-elle d'étayer cette ambition ? Est-elle aussi observée sur un passé plus récent ou les hedge funds se sont multipliés rendant plus difficiles la realisation de performances déconnectées du marché?

34. La montée du risque spécifique sur les bourses européennes

Les etudes académiques montre que le risque spécifique s'est accru aux Etats-Unis. Est-ce vrai aussi en Europe ? quelles en sont les raisons possibles ?

35. Le carry trade, pourquoi ?comment? avec quel profil de risque et de rentabilité ?

Le carry trade consiste à s'endetter dans une devise à faible taux d'intérêt comme le yen et à replacer les fonds ainsi obtenu dans une devise à plus fort taux d'intérêt en espérant que le cours des deux devises n'évoluent pas de façon à annuler, voire plus, le différentiel de taux d'intérêt.

L'objet du mémoire est de faire le point sur cette technique spéculative pratiquée sur grande échelle quand tout allait bien !

36. Qui utilise encore la formule de Black & Scholes ?

La formule de Black & Scholes suppose que les cours des actifs sous jacents suivent une loi normale.

Or tant la théorie (remise en cause de la loi normale par les lois de puissance mises en valeur par Benoit Mandelbrot) que la pratique (les années 2007 et 2008 ont eu des variations quotidiennes de cours que la loi normale supposait ne se produire qu'une fois tous les millions d'années, l'existence du smile de volatilité) montrent qu'elle a de sérieux problèmes de crédibilité.

L'objet de ce mémoire est de voir qui l'utilise encore, qui l'a modifiée à la marge comme un rafistolage et qui est parti dans une logique totalement différente, utilisant par exemple des lois de puissance.

Ce travail de recherche s'appuie, à la fois sur une revue de la littérature en matière de modèles d'évaluation d'options et d'interviews de praticiens en banque et en hedge funds.

37. Les fonds spéculatifs et la crise financière

Most hedge funds performed poorly during the crisis and lost customers. The student will document these facts. Then, s/he will look for funds that did better than the rest of the hedge fund industry and try to identify the determinants (investment strategies, lockup periods, etc.) of performance before, and during, the crisis.

38. Les transactions sur CDS (crédits default swaps) doivent-elles être centralisées par des chambres de compensation ?

Les CDS sont des instruments simples dont le marché a cru exponentiellement jusqu'à la crise de 2007. Ils sont traités de gré à gré, c'est à dire sur une base bilatérale entre une entité et une autre.

Pour des raisons de traçabilité en particulier (qui garantit qui ?), les chambres de compensation sont mises en avant comme un futur passage (obligé?) pour négocier ces instruments.

Une revue de tous ces aspects de ce sujet important serait la bienvenue.

39. Qu'est-ce que les risques systèmiques et comment les mesure-t-on ?

Les régulateurs veulent contrôler le risque systèmique alors qu'il n'y a pas de mesure du risque systémique.

Ils étudient de façon attentive des régulations macro-prudentielles par opposition à des régulations qui s'appliqueraient à chaque entité pour traiter ce problème non contrôlé.

Redéfinir le risque systémique, comment il doit être mesuré et comment il doit être contrôlé sont aujourd'hui des priorités urgentes.

40. Le CAC 40 est-il un portefeuille d'actions internationales ?

Certains s'étonnent parfois de la croissance des groupes du CAC 40 dans une économie française un peu anémique.

Une explication de ce phénomène est que les membres du CAC 40 sont des grands groupes avec des présences internationales très significatives.

Le mémoire essaiera d'identifier de façon empirique la fraction de la rentabilité du CAC 40 qui est liée aux indices boursiers des marchés où les entreprises du CAC 40 ont des activités significatives et d'avoir à contrario une idée de la proportion du CAC 40 qui est lié avec l'économie française.

41. La cotation à Hong Kong permet-elle d'obtenir un niveau de prix plus élevés qu'une cotation en Europe ?

Rusal, groupe russe, a choisi de se coter à Hong Kong, L'Occitane en Provence aussi. D'autres groupes ont suivi la même tendance. Est-ce parce que leurs activité sont principalement situées en Asie du sud est, ou par le souci d'obtenir un niveau de PER ou de multiple du résultat d'exploitation plus élevé propre à celui de la bourse de HK et indépendamment de leurs perspectives de croissance propre? Autrement dit les investisseurs sont-ils naïfs et valorisent-ils avec des PER de HK tout groupe qui s'y fait coter même si son activité n'a pas le rythme de croissance des entreprises de cette zone géographique ?

42. Panorama des structures de fonds d'investissement

Il existe une très grande diversité des structures de fonds d'investissement. Entre ceux qui sont évalués au jour le jour et où les investisseurs peuvent sortir avec un préavis de 24h comme les SICAV, ceux au préavis de 8 jours comme les fonds communs de placement, ceux où les fenêtres sont plus longues, quelques mois, quelques trimestres, ceux qui sont totalement illiquides pendant 5 à 7 ans, voire plus. La liquidité est naturellement un acte de classement et de réflexion. Mais est-ce le seul ? Quelles sont les contraintes ? Quels sont les facteurs de choix de telle ou telle structure d'un fond d'investissement ?

43. Le High Frequency Trading : Manipulation de cours ou accroissement de la liquidité ?

On estime que le high frequency trade représente de 40 à 50 % des ordres de bourse passés, certains le sont pour être annulés une fraction de seconde après.

Quel est son utilité sociale ?

Améliorer la liquidité des marchés et réduire l'écart entre le prix offert et le prix demandé, ou est-ce qu'ils créent des écarts de prix déconnectés de toute réalité économique dont ils profitent ensuite, soit en ayant accès au carnet d'ordre avant tout le monde, soit en bénéficiant d'avantages privés (installation des algorithmes le plus près possible des centres de traitement informatique des bourses) ?

44. Les défauts souverains

Il y a beaucoup de discussions récemment sur le sujet des défauts des Etats qui sont souvent décrits comme le scénario le pire qui puisse être imaginé.

L'objectif de cette étude est de regarder la fréquence des défauts des Etats. Quelles en sont les conséquences au niveau de la macro-économie, de l'accès futur au marché, des taux d'intérêt.

Est-ce que les pays font défaut trop ou trop peu ?

Un point de départ de la recherche est : The Elusive Costs of Sovereign Defaults, Eduardo Levy Yeyati, Ugo Panizza, Journal of Development Economics 94 (2011) 95 - 105.

45. Les derniers développements dans le monde des dérivés

Les derniers développements dans le monde des dérivés :

- les dérivés de volatilité
- les dérivés météorologiques
- les dérivés immobiliers
- les dérivés sur les dividendes
- les dérivés sur la biodiversité
- etc ...

Ce travail consisterait à se focaliser sur l'une des dernières familles de dérivés et d'analyser ses principaux bénéfices en termes de partage de risque parmi les agents économiques, ainsi qu'en termes de technique de valorisation utilisée dans la pratique.

46. Y a-t-il en 2014 une nouvelle bulle sur les actions technologiques ?

Après une hausse en 5 ans de l'indice phare des valeurs technologiques (le NASDAQ) de 185 %, un multiplication par 5 du cours de LinkedIn en 2,5 ans, ne faut-il pas se poser la question d'un mouvement collectif d'intoxication sur les valeurs technologiques ?

47. La politique de distribution des groupes européens

E. Fama et K. French ont mis en évidence une baisse du taux de distribution moyen de 1978 à 1998 des groupes américains qui s'expliquent ainsi :
- cotation d'entreprises jeunes qui ne versent pas de dividendes (sociétés de technologie, biotechnologie, Internet) ;
- baisse du taux de distribution des sociétés qui versent un dividende compte tenu des nombreuses opportunités d'investissements très rentables sur la période ;
- développement des plans de stock-options qui n'incitent pas les dirigeants à augmenter le taux de distribution.
L'objet de cette étude est de regarder sous cet angle la situation européenne. Voir la lettre Vernimmen n° 3.

48. Le coût du capital des tracking stocks, …

… des ADP et plus généralement des quasi capitaux propres. Présentés parfois comme la panacée (surtout dans des marchés bullish… ), ils s'avèrent en réalité beaucoup plus coûteux que les capitaux propres standards : ainsi Legrand qui dû promettre un dividende supérieur de 60 % à celui de ses actions ordinaires pour pouvoir placer ses ADP sans droit de vote. Comment peut-on en mesurer le surcoût et quelles contreparties attendre ? Voir chapitre 28 du Vernimmen 2015.

49. La gestion du risque pays dans les entreprises

Quels instruments de mesure du risque et quelles techniques de couverture sont utilisés ? Voir chapitre 54 du Vernimmen 2015.

50. Le risque d'inflation pour l'entreprise

Alors que des produits se développent pour couvrir le risque d'inflation, il est intéressant d'analyser quel est l'impact d'un changement non anticipé du niveau d'inflation pour une entreprise.
Ce mémoire pourra s'appuyer sur quelques études cliniques d'entreprises intervenant dans des secteurs différents. Elle pourra également être étendue à des pays ou la variable inflation est plus volatile.

51. Gestion de trésorerie : dans ce domaine plusieurs idées a développer :

- Faut-il préférer le zero balance account ou le pooling notionnel ? Pourquoi ?
- Peut-on prendre des risques en matière de gestion de trésorerie ? et si oui lesquels et pourquoi?
- Pourquoi certains groupes préférent-ils une gestion de trésorerie centralisée alors que d'autres préférent
une gestion de trésorerie décentralisée ? Avantages et inconvenients

52. L'auto-assurance des grandes entreprises par des captives

La plupart des grandes entreprises des secteurs industriels ou de services possèdent une compagnie d'assurance ou de réassurance, appelée captive, comme filiale. Il y a aujourd'hui plus de 5 000 captives en activité dans le monde, localisées en général dans des paradis fiscaux. Ainsi en France, la quasi-totalité des entreprises du CAC 40 possèdent une captive. Les captives jouent un rôle important dans le risk management des grandes entreprises. Les captives permettent un pooling des risques interne à l'entreprise, elles facilitent les transferts d'information nécessaire pour mettre en place une stratégie de prévention des risques, elles permettent d'amortir les cycles du prix de l'assurance, elles donnent accès au marché de la réassurance, elles permettent de bénéficier d'avantages fiscaux, etc ... La recherche proposée consiste à analyser les diverses motivation qui conduisent une entreprise à créer une captive et les différentes formes de captives.

53. L’externalisation de l’immobilier créée-t-elle de la valeur ?

Depuis un certain nombre d’années, de grands groupes industriels (France Telecom, Carrefour, …) procèdent à des opérations d’externalisation de tout ou partie leur patrimoine immobilier (généralement sous forme de sale and lease back ou de spin-off de foncières). Quelles sont les motivations réelles de ces opérations (création de valeur, gain en flexibilité de gestion, carotte fiscale, …). Sous quelles conditions ces opérations permettent-elles de créer de la valeur ?

54. A quel niveau fixer la décote dans une augmentation de capital avec DPS ?

Bien que l’opération d’augmentation de capital avec DPS soit une des opérations les plus courantes sur le marché, peu d’acteurs financiers en saisissent parfaitement les implications financières. Le niveau de décote est souvent un âpre sujet de discussion lors de la fixation des termes de l’opération. Quels sont les critères objectifs rentrant en compte dans la fixation de la décote, quels sont les faux critères qui persistent dans la pratique ? Ce mémoire implique aussi des interviews avec des émetteurs récents et les équipes d'ECM de banques. Voir le chapitre 29 du Vernimmen 2015.

55. Quel montant de cash détenir à l'actif ?

La théorie financière, la pratique de l'analyse financière et celle de l'évaluation ont souvent considéré le cash détenu à l'actif comme un élément négligeable de l'analyse d'autant qu'il vient en dimunition du montant des dettes bancaires et financières brutes pour constituer la dette bancaire et financière nette sur lequel se focalise l'analyse.

La crise de liquidité de 2008, les travaux de recherche de Laurent Fresard amènent à considérer que ceci est un peu rapide.

L'objectif de ce mémoire est d'analyser la situation des principales sociétés cotées en matière de politique de détention de liquidités. A quelles préoccupations le niveau de liquidités à l'actif répond-il : liquidités de précaution, liquidités de transaction, liquidités stratégiques pour pouvoir financer une opération future d'importance, liquidités bloquées pour des raisons fiscales ou réglementaires dans des filiales souvent à l'étranger, liquidités virtuelles compte tenu des délais de règlement, ...

56. Les entreprises qui ont frôlé le dépôt de bilan sont-elles devenues plus prudentes en matière de structure financière ?

Autrement dit, les entreprises ont-elles une mémoire du long terme ?

57. Le souvenir du désastre dans les structures financières des entreprises

Est-ce que les entreprises qui sont passée près de la faillite ont adopté en matière de structure financière une approche prudente. Existe-t-il une mémoire à long terme des périodes de crise au sein des entreprises ?

58. Comment les entreprises fixent-elles le prix maximum de leur programme de rachat d'actions ?

En France une société cotée peut demander l'autorisation à ses actionnaires de racheter jusqu'à 10% de son capital pour une période de 18 mois à un prix maximum qu'elle fixe dans la résolution d'assemblée générale. Voir le chapitre 41 du Vernimmen 2015.

Comment les sociétés fixent-elles ce prix maximum et est-il porteur d'une information sur l'évolution future du cours ?

Ce travail de recherche suppose une étude statistique des pratiques dans ce domaine des entreprises qui pourront être segmentées selon leur taille, leur actionnariat et le niveau de volatilité de leurs cours.


59. L'utilisation dans les groupes industriels de la VAR, Value At Risk.

Développé initialement pour les banques l'outil VAR commence à être utilisé par les groupes industriels, ainsi Tele Denmark. L'objectif de l'étude est de faire le relevé des usages de cet outil dans les entreprises européennes. L'étude pourra être étendue au Cash-flow at Risk. Voir chapitre 54 du Vernimmen 2015.

60. La gestion du risque de change dans les groupes suisses

Le 6 décembre 2011, la banque nationale suisse a surpris les marchés financiers en instaurant un plafond pour le franc suisse contre l'euro avec l'objectif d'éviter que le renforcement du franc suisse ne pousse l'économie suisse dans la récession. Ce mémoire étudie les réactions des cours de bourse et les autres implications sur la gestion financières des entreprises que cette décision inattendue a eu, en particulier sur les groupes suisses lourdement exposés au risque de change.

61. La réglementation des offre publique d'achat ou d'échange en Europe

Quels sont les grands traités communs et les principales différences entre les réglementations régissant les OPA-OPE dans les différents pays européens ? Sur quel point le besoin de convergence est-il le plus criant ? Le nouveau projet de directives européenne dans ce domaine est-il à la hauteur des besoins ? Voir chapitre 48 du Vernimmen 2015.

62. Les fusions acquisitions

Il y a des sujets qui tournent autour de la création de valeur dans les opérations fusions-acquisitions à court terme ou à moyen terme, autour du pourquoi les fusions-acquisitions évoluent-elles par vague, ce sont des sujets déjà très bien couverts.
Si vous le voulez, vous pouvez vous intéresser à des sujets plus pointus, comme par exemple :
- comment couvrir le risque de change dans des opérations de fusions-acquisitions,
- les clauses d'indemnités (qu'accorde une cible à un acheteur qui après s'être mise d'accord avec cet acheteur décide de ne plus se vendre à lui mais à un autre acheteur), sont-elles nuisibles pour les intérêts de la cible,
- comment la société européenne peut-elle favoriser les rapprochements intra-européens,
- quel est le fondement de la rémunération des banquiers d'affaires dans les opérations de fusions - acquisitions,
- pourquoi les CVG (certificat de valeur garantie) ont-ils disparu des opérations de rapprochement récentes,
- intérêts et inconvénients de la formule du mix and match (c'est une modalité de répartition du cash et des titres dans une offre mixte).

Pour des sujets plus generaux on peut penser à :
- comptables : la valeur dans les livres dans une opération de fusion doit-elle correspondre aux valeurs financières qui ont servi à établir la parité de fusion ?
- fiscale : panorama des régimes fiscaux existants pour favoriser les fusions ou en tout cas assurer une neutralité fiscale...
- financier : sous quelles conditions peut-on établir la parité de fusion sans calculer la valeur des deux actions des entreprises parties à la fusion ?
- humain : quelles sont les conditions humaines d'une fusion réussie ?
- économique : à quel stade du développement d'un secteur les fusions sont-elles les plus fréquentes et / ou les plus nécessaires ?

63. La contestation des offres publiques en France

Les offres publiques sont de plus en plus contestées en France, soit par les associations de défense des minoritaires, soit par les sociétés concernées
en cas d'offre "non sollicitée". Parfois, curieusement, certaines associations annoncent une contestation et semblent y renoncer.

L'objectif de la recherche est de dresser une typologie des raisons avancées pour la contestation et d'analyser la suite donnée aux procédures effectivement lancées.

Voir chapitre 48 du Vernimmen 2015.

64. Liaison entre le niveau de prime de contrôle et le niveau d'endettement

Dans la mesure où le niveau d'une prime de contrôle devrait refléter principalement le niveau des synergies et que celles-ci sont générées par l'actif économique, on peut penser que plus la part de l actif économique financée par la dette (qui ne bénéficie pas de la prime de contrôle) est forte, et donc que plus la part des capitaux propres dans le financemnet de l actif economique est faible, plus la prime de contrôle en % peut être élevée.

L'objet de cette étude est de vérifier si cette intuition s'observe dans la réalité des primes payées lors des transactions portant sur le contrôle.

65. Les Special Purpose Acquisition Companies (SPAC)

Depuis quelques années sont apparus les SPAC (Special Purpose Acquisition Companies) qui sont des coquilles qui lèvent des fonds en bourse et qui ont un an voire 18 mois pour investir ces fonds en prenant le contrôle d'une société. A défaut, le SPAC s'auto-dissout et rend l'argent à ses actionnaires.

L'objectif de ce mémoire serait de se pencher sur les conditions de fonctionnement de ces entreprises et de mesurer l'efficacité de cette technique en s'appuyant sur des exemples américains et anglais.

66. Comparaison des commissions de M&A aux Etats-Unis et en Europe

Mark Abrahamson, Tim Jenkinson et Howard Jones ont démontré qu'aux EU les rémunération des banques d'affaires pour les introduction en bourse étaient de 3% de plus qu'en Europe; selon toute vraisemblance à cause d'un niveau de moindre concurrence aux EU par rapport à l'Europe.

Cela serait-il aussi vrai sur les opérations de M&A ?

67. Les cessions suite à des acquisitions

Ce sujet étudie les liens financiers entre les acquisitions et les cessions.

Les acquisitions vont souvent avec des cessions avant ou après l'acquisition.

Les acquisitions financées par du cash modifient souvent la structure financière de l'acquéreur et créent un besoin de refinancer une partie de l'aquisition par la cession d'actifs.

Est-il possible de déterminer l'importance des objectifs financiers dans le lien entre les acquisitions et les cessions.

68. Le redémarrage des offfres publiques hostiles annonce-t-il un rebond boursier ?

BHP Billiton sur Potash Corp, ACS sur Hochtief, Nexans sur Draka, etc. sont quelques unes des offres hostiles ou a minima non sollicitée lancées en 2010. Leur réapparition laisse-t-elle présager comme souvent dans le passé un rebond marqué de la bourse ?

69. La réglementation des faillites en Europe

Quels sont les grands traités communs et les principales différences entre les régimes de traitement des faillites dans les principaux pays européens ? Sur quel point le besoin de convergence a-t-il le plus criant ? Voir chapitre 51 du Vernimmen 2015.

70. Les actions à droits de vote multiples dans les sociétés internet

La plupart des sociétés internet qui se font fait coter en bourse ont prévu dans leurs statuts des actions A à droit de vote simple et des actions B avec 10 droits de cote par actions. Ainsi Facebook, Google, LinkedIn, Groupon, etc. Seules les actions A sont cotées, une action B peut très vite devenir une action A en perdant 9 de ses droits de vote afin d'êtres cédée sur le marché.

L'objet de ce mémoire est de mesurer l'impact sur l'actionnariat et l'intérêt pour la société de ce type de structure du capital.

71. L'implication des prêteurs dans les procédure de faillite et le rôle des fonds vautours

Ce mémoire étudiera le contexte américain dans lequel depuis quelques années la procédure de règlement des faillites est devenue plus favorable aux prêteurs, et en particulier le rôle joué par les investisseurs institutionnels spécialisés (les fonds vautours). Est-ce que l'implication de ces prêteurs dans la procédure du chapter 11 rend celui-ci plus efficient ?

72. Une société multinationale parfaitement diversifiée géographiquement doit-elle prendre en compte les risques pays dans l'appréciation de ses projets d'investissements ?

Voir chapitre 34 du Vernimmen 2015.

73. La prise en compte du risque dans la décision d'investissement

Le mémoire pourra décrire rapidement les outils de choix d'investissement classiques (VAN, TRI, pay-back) en s'appuyant sur le chapitre 34 du Vernimmen 2015, puis les développement plus récents (cf chapitre 34), et en particulier les options réelles.
La valeur ajoutée du mémoire pourrait être d'interroger les entreprises qui investissent (et en particulier les sociétés de capital risque) pour déterminer quelles sont les techniques utilisées en pratique pour appréhender le risque.

74. Le coût du capital de l'entreprise au bord du dépôt de bilan

L'entreprise en détresse financière, au bord du dépôt de bilan, a-t-elle un coût de capital différent de celui d'entreprise du même secteur bien portante ?

Non d'un point de vue théorique, bien que la théorie ne soit pas consensuelle sur ce point ; oui d'un point de vue pratique quand on observe le taux d'intérêt demandé par les créanciers qui peut atteindre 15 à 20 % mais qui intègre un risque spécifique fort.

Que doit faire l'entreprise en difficulté confrontée à un choix d'investissement : prendre le taux résultat de la moyenne pondérée du coût des capitaux propres (qui n'intègre pas le risque spécifique) et le coût de l'endettement qui intègre le risque spécifique ? Ou un autre taux ?

Autrement dit à quoi est égal le coût du capital de l'entreprise en difficulté ?

75. Le business plan

Voici quelques idées de sujets autour du business plan :

- comment modéliser le risque conjoncture dans un business plan ?
- pour les entreprises cycliques, faut-il raisonner en conjoncture moyenne ou simuler les creux et les hauts d'activité comme ils se produiront ?
- certaines entreprises vivent sans planification, ni business plan : peut-on démontrer qu'elles se portent moins bien ou mieux ?
- le plan d'affaire n'est-il pas nécessairement un exercice de style dénué nécessairement de toute portée critique ?
- le business plan est-il un outil de connaissance de l'entreprise et de ses hommes ?

76. L'actionnariat des salariés

Le thème de l'actionnariat des salariés est un thème porteur. Les entreprises voient dans l'association de leurs salariés au capital, d'une part une manière de réduire le conflit d'intérêt entre actionnaires et salariés, d'autre part un mode d'intéressement fiscalement avantageux, parfois également un moyen de protéger l'entreprise de raids hostiles (cf : le rôle des actionnaires salariés de la Société Générale en réponse à l'offre "non-sollicitée" de la BNP). L'objectif de cette recherche est de comparer la pratique des grandes entreprises françaises et américaines en matière d'actionnariat des salariés (montage juridico-fiscalo-financier, pourcentage du capital détenu par les salariés, prix d'acquisition, décote, abondement de l'entreprise, prêts de l'entreprise, utilisation du levier, garantie de performance minimale, représentation des salariés-actionnaires au conseil d'administration, etc…).

77. l'actionnariat des salariés

En complement au sujet n°20 on peut aussi penser aux pistes de recherche suivantes :

Comment l'actionnariat des salariés est-il utilisé pour renforcer le pouvoir des actionnaires contrôlants ?
Les entreprises avec un actionnariat des salariés fort sont-elles plus performantes que les autres ?
Quel est le coût pour la collectivité publique de l'actionnariat des salariés compte tenu des nombreux avantages fiscaux qui sont accordés (taux d'impôt réduit ou nul, impôts différés dans le temps) ?
Quel est le coût pour l'entreprise de l'actionnariat des salariés compte tenu des avantages consentis (abondements, etc...) ?
Faut-il dans les dispositions d'actionnariat des salariés prévoir des mécanismes de couverture qui éliminent totalement ou partiellement le risque pour les salariés ?
Les salariés qui sont actionnaires ont-ils ensuite une propansion plus forte que les autres à investir en actions (en dehors de leur entreprise) ?

78. Quelles sont les stratégies de sortie des fonds de LBO :

introduction en bourse, vente à un industriel, vente à un autre fonds de LBO, nouveau LBO, … ? Ont-elles évoluées au cours du temps ? Voir chapitre 50 du Vernimmen 2015.

79. Quels sont les secteurs qui ne peuvent pas faire l'objet d un LBO ?

Il y a 10 ans on disait que les entreprises à LBO devaient avoir des cash flows previsibles, être à maturité sans fort investissement et pourtant on voit des LBO actuellement dans le cable en France (toujours en déficit et en période d'investissements), sur une compagnie d'assurance, dans la banque au Japon. Quels sont donc les secteurs ou les situations où les LBO sont rigoureusement impossibles ?

80. Problématique d'entrée et d'équilibre sur le marche du lbo

Y a-t-il trop de fonds de LBO sur le marche ? Trop d'argent ? Quelles sont les stratégies de différenciation ? Concurrence des stratégies ? Impact du niveau des taux d'intéret ? Evolution des placements alternatifs ? Performance ? Comment la tension actuelle sur le marché devrait-elle se résorber ? Adéquation durée d'investissement des fonds/besoins des entreprises ?

81. La création de valeur dans les LBO

- La création de valeur dans les opérations de LBO était-elle plutôt due à l'effet de levier (déductibilité fiscales des frais financiers) ou au mode de gouvernance propre à ce type de montage (le baton et la carotte, le poids de l'endettement qui pousse les managers à gérer au mieux pour espérer toucher un jack pot au titre de leur intéressement) ?
- Mieux vaut-il mesurer la création de valeur dans un LBO ou un investissement en capital risque par le TRI, la valeur actuelle nette de l'investissement ou le multiple de sortie par rapport à l'investissement initial (multiplié par 2 ou 3 par exemple) ?
- Le concept d'EVA ou de profit économique a-t-il un sens pour les fonds de Private Equity ?

82. Cotation en bourse et fonds de LBO

La cotation en bourse représente-t-elle une voie d'avenir pour les fonds de LBO (à l'instar d'Eurazéo, de Wendel Investissement et de levées de fonds en bourse effectuées aux USA par Appolo et Blackstone) ? Avantages et inconvénients.

Pour plus de détails, voir le chapitre 50 du Vernimmen 2015.

83. D'autres sujets sur les LBO :

- Les techniques de dette push-down,
- Les packages de rémunération des dirigeants sous LBO,
- Le développement des nouvelles formes d'endettement dans les LBO comme les seconds liens,
- Les efforts de communication et de relations publiques faites en Europe par les firmes de LBO qui se sentent mal comprises et attaquées régulièrement par les politiciens, en particulier en périodes électorales,
- Les investissements minoritaires faits dans une optique de LBO mais qui ne sont pas des LBO, comme les investissements de Colony dans Accor ou dans Carrefour ou de KKR dans Deutsche Telekom.

84. Acheté et revendu en moins d'un an !

Parfois, les fonds de Private Equity sortent d'un investissement au bout de moins d'un an, ce qui laisse guère le temps pour appliquer les recettes de gestion habituelles des fonds de LBO, ni en mesurer les effets. Pourquoi et avec quels résultats ?

85. LBO build-up et internationalisation du portefeuille des firmes

L'expansion du portefeuille des firmes sous LBO via les acquisitions pour améliorer la position sur un marché est une stratégie classique des fonds de private equity.

Récemment, ces stratégies se sont focalisées en particulier sur des acquisitions faites sur des marchés avec un grand potentiel de croissance.

Le sujet de mémoire est d'analyser et de réfléchir si ses stratégies ont conduit à une internationalisation des firmes jusqu'à présent concentrées sur leur marché domestique.

86. Les déterminants des levées de fonds des fonds de Private Equity

Qu'est-ce qui explique la capacité des gérants de fonds de private equity à lever auprès d'investisseurs de nouveaux fonds : la performance passée, la spécialisation sectorielle, géographique, par produit, le choix du bon moment, l'âge, etc ?

87. Qu'est devenu le marché de la tritisation des dettes de LBOs ?

Jusqu'en 2007, s'était développé un marché assez actif de titrisation des dettes de LBOs, particuliérement sous forme de vehicule ad-hoc (CLO). 2008 a marqué un coup d'arrêt à ces schémas dans un mouvement de défiance générale à l'égard des véhicules de titrisation, même non contaminés par des crédits sub prime.

L'objet de se mémoire est de faire le point sur ces véhicules et de discerner des tendances probables dans les années à venir.

88. Pourquoi la performance financière du capital risque est-elle en France aussi faible ?

Selon l'association professionnelle des investisseurs en capital risque, l'AFIC, la performance des investissements en capital risque en France est de l'ordre de -1 %, alors que ce type d'investissement étant parmi les plus risqués devrait être nettement supérieure. Comment cela se fait-il ? Erreur de méthodologie ? Surévaluation initiale de la valeur des projets ? Incapacité culturelle des français de transformer une idée en une entreprise ? etc.

89. Pourquoi la performance financière du capital risque est-elle en France aussi faible ?

Selon l'association professionnelle des investisseurs en capital risque, l'AFIC, la performance des investissements en capital risque en France est de l'ordre de -1 %, alors que ce type d'investissement étant parmi les plus risqués devrait être nettement supérieure. Comment cela se fait-il ? Erreur de méthodologie ? Surévaluation initiale de la valeur des projets ? Incapacité culturelle des français de transformer une idée en une entreprise ? etc.

90. Les méthodes de valorisation des banques

Les banques sont des " animaux " très spécifiques, et les méthodes de valorisation usuelles (DCF, multiples de résultat d'exploitation) sont inadaptées.
Des méthodes ont donc été développées selon la même logique que pour les entreprises industrielles (actualisation des résultats après prise en compte d'un ratio tier one cible, régressions, ...).
Le mémoire pourra analyser ces méthodes (notamment au travers des méthodologies décrites dans les notes d'offre publiques) puis apporter une réflexion sur leur évolution possible.

91. Analyse de la valorisation des constructeurs automobiles

L'analyse de la valorisation du secteur des constructeurs automobiles montre une grande disparités des valorisations qui semblent être constante depuis plus de 10 ans alors que les performances financières sont nettement moins dissemblables et que la liquidité sur ces valeurs est très bonne.

L'objet de ce mémoire est de se pencher sur cette situation et d'en analyser les causes et les hypothèses implicites.

92. Quelques sujets sur l'évaluation

Les recommandations du rapport AMF de JM. Naulot constituent-elles une avancée en matière d'évaluation?
La méthode d'évaluation par les options réelles est-elle toujours d'actualité ?
Quelles sont les méthodes d'évaluation retenues par les experts indépendants dans les opérations de retrait de la cote ?
La méthode d'actualisation des dividendes n'a t-elle pas son avenir derrière elle ?
L'actif net réévalué a t-il un sens pour une société industrielle ?

93. A quoi correspond le taux de l’argent sans risque ?

Le plus souvent en pratique au taux des OAT 10 ans, car elles sont très liquides et ont une durée longue comme les flux à l’actualisation desquelles elles concourent. Au pied de la lettre, ne s’agit il pas d un bon du Trésor à très court terme (un jour ?).

Quelles conséquences le passage de l’un à l’autre peut il avoir sur la valeur des actifs ? Cette étude suppose une revue de la littérature, des réflexions et des tests empiriques sur des évaluations.

94. La méthode opco propco survivra-t-elle à la crise actuelle de l'immobilier ?

Comme il semblait difficile de valoriser en utilisant les mêmes multiples une société qui posséde son immobilier d'exploitation et une autre qui ne le possède pas, la méthode opco-propco a été inventée pour valoriser un groupe riche en immobilier d'exploitation comme la somme d'un patrimoine immobiler évalué sur la base d'un prix au métre carré et d'une activité opérationnelle qui se voit facturer un loyer analytique par le pôle immobilier, loyer qui réduit sa valeur à hauteur du produit du loyer par le multiple du résultat d'exploitation. Cette méthode est-elle le fruit d'un boom immobilier ou est-elle pérenne, un peut comme le DCF qui a supplanté l'actualisation des dividendes qui etait LA méthode d'évaluation par les flux avant 1995 ?

95. Corrélation entre le taux d'intérêt à long terme et l'inverse du PER

Pourquoi la corrélation entre le taux d'intérêt à long terme et l'inverse du PER, parfaitement vérifiée dans les années 1990, est-elle devenue fausse dans les années 2000 ?

96. L'évaluation d'Apple

Comment expliquer que Apple, seconde capitalisation boursière aux Etats-Unis (333 Md$), soit massivement recommandée à l'achat par tous les analystes (cours objectif de 500 $ contre 340 $ de cours actuel) et que, malgré des perspectives de croissance importantes (quasi doublement du résultat d'exploitation, de l'EBE et du flux de trésorerie disponible entre 2011 et 2015), l'action soit valorisée sur la base d'un multiple de résultat d'exploitation 2011 de 8 fois ?

Qu'est ce que le marché voit et que les analystes ne voient pas ?

Le marché serait-il si inefficient ?

97. Analyse des dépréciations de goodwill sur la perception du marché et la valeur boursière

Le nouvel environnement économique et financier justifierait largement une dépréciation massive des goodwills accumulés lors d’opérations de croissance externe récentes. Bien que la théorie financière laisse penser que cela ne devrait pas impacter la valeur, peu de groupes ont encore osé le faire.

98. Le risque souverain et le coût du capital en Europe

La crise dite de la zone euro a conduit à des divergences spectaculaires des taux d'emprunt des Etats de cette zone. Dans quelle mesure les groupes européens en ont-ils subi les conséquences ? Un groupe européen actif dans plusieurs pays a-il-été moins atteint qu'un groupe mono pays en Europe du Sud ?

99. Les méthodes de valorisation des sociétés en pays émergents

La valorisation des sociétés dans les pays émergents soulèvent des problématiques particulières : taux d'actualisation, traitement de l'inflation galopante, prise en compte de risque spécifiques dans le business plan.
Le mémoire pourra recenser ces spécificités et synthétiser leur modes de résolution.

100. La finance en Afrique

Comment canaliser l’épargne d’un pays africain pour accroître les capitaux propres des entreprises locales

Quels sont les besoins de couverture de change des entreprises africaines ?

L’économie financière africaine : un seul marché régional ou une juxtaposition de marchés locaux ?

Quels sont les besoins de couverture de taux d’intérêt des entreprises africaines ?

Les entreprises africaines doivent elles adopter rapidement les normes ias ou garder leur référentiel comptable actuel ?

Analyse de la structure financière des entreprises africaines : dettes/capitaux propres, liquidité, solvabilité

Comment installer une tresorerie en "zero balance account" en Afrique ?

Impact d'une modification de la parité euro/franc CFA sur la gestion de trésorerie d'un groupe africain ?

Les instruments de placements à la disposition du trésorier africain ?

Que les banques peuvent elles faire pour développer les marchés financiers en Afrique ?

L'avenir de la banque en Afrique, passe-t-elle par des fusions trans-nationales ?

Quelles conséquences Bâle II peut-il avoir sur les banques africaines ?

Les banques africaines sont-elle assez capitalisées pour financer l'économie africaine ?

Les banques africaines sont-elles condamnées à n'être que des filiales de banques américaines ou européennes ?

Est-il possible de créer ex-nihilo une banque africaine aujourd'hui ? Et si oui, sur quel type de marché ?

101. La gouvernance d'entreprise

Le rôle et la fonction d'administrateur indépendant dans une société cotée en bourse.
Faut-il séparer la fonction de président directeur général entre un président et un directeur général ?
Avantages et inconvénients à changer tous les cinq ans d'auditeurs.
Qui doit payer les auditeurs et définir leur mission ?
Voir en outre le chapitre 47 du Vernimmen 2015.

102. Y a-t-il une corrélation entre la gouvernance de l'entreprise et sa performance économique et financière ?

15 ans après les développements majeurs en gouvernance d'entreprise (rapports Vienot en France), les études académiques permettent-elles de conclure sur ce sujet ?

103. Le gouvernement d'entreprise des entreprises européennes détenues par leurs salariés

L'idée de ce sujet est de regarder les entreprises européennes dans lesquelles les principaux actionnaires sont les salariés et de voir leurs impacts sur la performance, les relations de travail et les aspects de gouvernement d'entreprise.

104. L'e-banking

- pourquoi ZE Bank et EGG ont-ils échoué en France, alors que EGG au Royaume-Uni est un grand succès ?
- l'e-banking remplace-t-il la banque traditionnelle ou la complète-t-il ?
- panorama des services qui peuvent être vendus par l'e banking ? et quels sont ceux que ne peuvent pas l'être ?
- est-il possible encore en France aujourd'hui de se lancer dans l'e-banking avec une chance raisonnable de succès ? et à quelles conditions ?

105. Divers sujets de mémoire dans le secteur de l'assurance

1/ A quelles conditions les stratégies de bancassurance sont-elle gagnantes ?

Vous avez le contre exemple d'ING qui a décidé de se séparer de ses activités d'assurance au moment même où en Espagne vous avez plusieurs groupes bancaires qui ont créé des joint-ventures avec des assurances pour développer cette activité.

2/ Conséquences des projets de Solvency 2 sur les politiques d'investissement des compagnies d'assurance qui devraient inciter à ne pas trop investir en actions, en particulier non cotées.

3/ Pourquoi les assureurs qui sont des gros investisseurs en produit de dettes ont relativement été peu touchés par la crise des subprimes comme si ils avaient su éviter d'en acquérir.

106. Est-ce les régulations de Bâle 3 peuvent empêcher la survenance d'une "grande récession" ?

Nous sommes toujours dans une grande récession, la plus importante crise financière depuis la grande dépression des années 30.

L'adoption des ratios prudentiels de Bâle 1 et 2 régulant l'industrie bancaire était supposée prévenir l'occurrence de telles crises.

Cette thèse a pour objectif d'examiner si les ratios prudentiels plus élevés proposés par Bâle 3 peuvent prévenir de telles crises bancaires, mieux qu'ont pu le faire les réglementations de Bâle 1 et de Bâle 2.

La thèse nécessite une revue de la littérature académique existante ainsi que la consultation des travaux fournis par le Comité de Bâle qui examinent les avantages des ratios prudentiels requis sous Bâle 3.

107. La scission des activités bancaires désormais non autorise ou devenue très couteuse en capitaux propres réglementaires

Les différentes réglementations prises récemment dans le domaine bancaire (Dodd-Franck Act, Solvency II, etc.) ont conduit des institutions financières à céder ou à scinder des branches d'activités.

Comme ces opérations ont-elle été menées, comment ont-elle été perçues, quels sont les liens résiduels entre les anciennes parties de ce qui était un même groupe ?

108. Les grands fonds de Private Equity sont-ils en train de se transformer en banques d'investissement ?

Il y a quelques années, quelques-uns des plus grands fonds de Private Equity (KKR, Blackstone, Apollo) se sont fait cotés, puis ont émis des titres de dettes dans le public et ont développé des activités de conseil en fusion-acquisition, en gestion de fonds, . . . L'objet de ce mémoire est de mesurer les résultats obtenus sur ces nouvelles activités.

109. Vers une fusion des fonds de pension européens ?

Sur la dernière décennie toutes les grands groupes européens sont passés, en matière de fonds de pension pour leurs salariés, d'un système de prestations définies à un système de contributions définies afin de gérer les risques de leur bilan. L'étape suivante de cette stratégie de rationalisation semble être une consolidation paneuropéenne des fonds de pension d'entreprise. Celle-ci est encouragée par le nouveau cadre réglementaire discuté actuellement au niveau européen (IORP II) . Quels sont les modèles actuellement disponibles en Europe ? Quel sera l'impact du nouveau cadre réglementaire ? Quelles sont les opportunités pour les compagnies d'assurance ?

110. Le futur des banques privées européennes

L'industrie des banques privées européennes traditionnelles est en crise. La crise de 2008 a mis une lumière crue sur les limites des banques privées traditionnelles intégrées dans des groupes financiers. Elles sont menacées d'une part par les familly offices et les gestionnaires de fonds indépendants qui s'occupe des clients les plus fortunés et de l'autre par les conseillers financiers indépendants qui visent la clientèle des classes moyennes fortunées. De surcroît l'environnement réglementaire menace leur positions traditionnelles (Suisse, Luxembourg, places offshore). Quel est le futur des banques privées européennes ? quelle est le ur business modèle d'un point de vue stratégique? Quel est le risque de migration des actifs en dehors d'Europe ? Quelles sont les opportunités de développement pour les banques privées ?

111. Les banquiers devraient-ils obtenir une licence avant de donner des conseils à leurs clients ?

De nombreuses professions requièrent de l'impétrant une licence (médecin, avocat). Est-ce que les banquiers ne devraient pas de la même façon obtenir préalablement à l'exercice de leur profession une licence ? Dans quelle mesure ceci n'est-il pas déjà le cas? Quel pourrait être les pré requis de cette licence ?

112. Gestion de patrimoine : dans ce domaine plusieurs idees de memoires :

L'étude de la rentabilité des activités de gestion privée au sein des banques ;

La place des placements en hedge funds dans la gestion de patrimoine ;

Le mode de rémunération des gestionnaires de patrimoine : pourcentage des actifs gérés, versus pourcentage de la plus value générée pour leurs clients par leurs conseils ;

L'intérêt des fonds de fonds dans la gestion de patrimoine alors que les fonds sont déjà eux mêmes diversifiés ;

L'intérêt en terme de risque et de rentabilité des fonds éthique / développement durable.

L'avenir de la gestion collective au sein des grands groupes bancaires, dont la performance de gestion est très souvent inférieure à celle obtenue par les gestionnaires indépendants, autrement dit, un réseau bancaire n'a-t-il pas intérêt à distribuer des parts de fonds gérés par des indépendants plutôt que ceux gérés par le groupe bancaire.

113. Allocation d’actifs et placements immobiliers

Quelle devrait être la place de l’immobilier dans une allocation d’actifs ? Quels sont les instruments disponibles pour investir dans l’immobilier, pour gérer le risque immobilier ?

114. Les nouveaux conglomérats

Pourquoi certains groupes se sont-ils diversifiés durant les dernières 15 années, période pendant laquelle les « conglomérats » avaient une mauvaise réputation ? Sous quelles conditions ces nouveaux conglomérats ont-ils réussi ?

Voir chapitre 45 du Vernimmen 2015.

115. Les Sociétés en Commandites par Actions en France

- Fonctionnement et intérêts d’une SCA (historique, bases juridiques, associés commandités/commanditaires)
- Valorisation d’une SCA : décote ou non ?
- Entrée et sortie de statut SCA (modalités, valorisation de la prime à offrir aux associés commandités qui renoncent à leur statut)
- Présentation des principales entreprises en SCA en France et études de cas (Hermès, Lagardère, Michelin…)

116. Analyse de la politique patrimoniale de la famille Peugeot.

La famille Peugeot contrôle le constructeur éponyme à travers une holding de contrôle qui est aussi un véhicule de diversification patrimoniale puisqu'une partie des dividendes de Peugeot est réinvesti dans des participations financières minoritaires dans des entreprises familiales autres.

Par ailleurs la politique financière de Peugeot est influencée par son statut d'entreprise familiale.

Cette étude consiste à regarder comment sur les 30 dernières années la famille Peugeot a concilié contrôle et diversification et comment cette politique peut être poursuivie sans être infléchie dans un environnement où la taille semble, dans le secteur automobile, constituer de plus en plus un avantage.

117. Comment les groupes sont-ils le plus souvent organisés de nos jours ?

Y a-t-il une maison mère qui soit une pure société holding, cotée, qui ne détienne que des participations, sans activité opérationnelle propre autre que l'animation du groupe ? Ou alors s'agit-il d'un modèle mixte où la maison mère a une double activité de holding et une activité industrielle et/ou commerciale propre, le plus souvent dans le pays d'origine qui correspondait historiquement à la première activité développé dans le groupe ?

L'objectif de ce mémoire est de réfléchir à la problématique en regardant des aspects fiscaux, juridiques et en allant enquêter sur la façon dont les grands groupes cotés européens sont dorénavant organisés.

118. Le statut juridique des groupes allemands.

Il y a une tendance en Allemagne des compagnies allemandes à sortit du statut de la co-gestion en changeant leur forme juridique de la société anonyme à la société européenne.

Est-ce que ce changement est suivi d'un changement de la composition du conseil de surveillance (fin de la co-gestion avec 50% d'administrateurs représentant les salariés) et si oui quels en sont les effets ?

119. Croissance externe, JV et solutions de long terme

La croissance externe sur de nouveaux métiers ou de nouvelles géographies sont fréquemment réalisées au travers de joint venture. Ces structures nécessitent une entente entre les actionnaires. Quelles forment prennent-elles (actionnariat, gouvernance) ? Que deviennent-elles à terme ?

120. L'enseignement de la finance d'entreprise dans les grandes écoles et universités

Quel est le champ couvert par l'enseignement de la finance, comment est-elle enseignée, quelle est la place des nouvelles techniques de formation, qui l'enseigne, à quel type de population, avec quels outils… ? Enquête à mener à partir d'un mailing aux professeurs de finance de France et d'interviews.

121. La microfinance

a) la micro finance : philantropie ou marché (autrement dit doit-on avoir une exigence de rentabilité en micro finance ou se contente-t-on de récupérer la mise pour aider à developper de nouvelles personnes ?)

b) la finance est elle une micro finance qui a reussi ? : la micro finance fait l'amorceage puis l'économie décolle et alors la finance arrive.

122. La publicité aide-t-elle les entreprises à augmenter leurs profits ?

Des études empiriques peuvent être menées dans les secteurs de l'industrie française à l'aide des données ALISSE fournies par l'INSEE (ces données sont disponibles sur le site de l'INSEE). Ces études peuvent être réalisées de la façon suivante :

a) Etude des liens éventuels entre profits et publicité dans le domaine de la publicité et de l'économie
b) Etude des résultats empiriques
c) Description des données récoltées
d) Analyse empirique à travers des regressions OLS
e) Conclusion(s)

123. Le marché de la santé nouvel Eldorado

Après l’engouement pour les sociétés Internet puis pour les sociétés d’énergie renouvelable, les sociétés actives dans le domaine de la santé semble être parmi les rares à résister à la crise boursière et à la crise des fusions acquisition. Quelles sont les sous-jacents qui expliquent cette attitude des investisseurs (attitude défensive, réelles perspectives de long terme de ces sociétés, méconnaissance des mécanismes du secteur) ? Les valorisations relatives élevées sont elles justifiées ? Qui peut bénéficier de ce phénomène ?

124. Y a-t-il une corrélation entre la rémunération des dirigeants et la performance économique et financière de l'entreprise ?

Autrement dit les études académiques démontrent-elles qu'un potentiel surcroit de rémunération est motivant et entraine des performances economiques et financières de l'entreprise meilleures ?

125. Finance et inégalités

Dans un éditorial du New York Times daté du 13 octobre 2013 le prix Nobel Joseph Stiglitz a fait le lien entre la dérégulation financière et l'accroissement des inégalités aux États-Unis. L'objectif de ce mémoire est d'étudier ceci tant d'un point de vue théorique que d'un point de vue pratique.