Chapitre 19
LES INVESTISSEURS ET LA LOGIQUE DES MARCHÉS FINANCIERS : Le risque d'un titre financier

TOUTES LES PARTIES

Le risque d’un titre financier peut avoir différentes origines : les risques économiques (risques politiques, naturels, d’inflation…) qui menacent les flux liés au titre et relèvent du monde économique ou du monde réel ; et les risques financiers (risques de liquidité, de change, de taux…) qui ne portent pas directement sur les flux et qui sont propres à la sphère financière.

Mais, cette distinction est peu utile en finance. En effet, quelle que soit sa nature, tout risque se traduit par une fluctuation de la valeur du titre.

Dans une économie de marché, le risque d’un titre se mesure par la volatilité de sa valeur (ou de son taux de rentabilité). Plus cette volatilité est élevée, plus le risque est élevé et inversement.

On peut décomposer le risque total d’un titre financier en un risque lié au marché (risque de marché ou risque systématique) et en un risque spécifique indépendant du marché (risque intrinsèque ou risque diversifiable). Ces deux risques sont totalement indépendants.

Le coefficient β d’un titre mesure la corrélation de la rentabilité du titre avec celle du marché, c’est-à-dire son risque de marché. C’est mathématiquement la pente de la droite de régression des rentabilités du titre contre celles du marché.

Le coefficient β dépend de la sensibilité du secteur de l’entreprise à la conjoncture économique, de la structure des coûts d’exploitation (plus les coûts fixes sont importants, plus le β est élevé), de la structure financière (plus le groupe est endetté, plus le β est élevé), de la qualité ou de la quantité d’informations fournies au marché (plus la visibilité sur les résultats futurs est bonne, moins le β est élevé) et du taux de croissance des résultats (plus le taux est fort, plus le β est élevé).

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