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Résumé du ch. 33 : Les mesures de la création de valeur
     
Les outils de mesure de la création de valeur peuvent être rangés dans quatre compartiments :

* Le seul outil purement financier reste pour nous, la valeur actuelle nette.

* Les outils hybrides comptables/financiers prennent en compte l’exigence de rentabilité des investisseurs (le coût moyen pondéré du capital) et ne dépendent pas directement des mouvements parfois erratiques des marchés. Le profit économique popularisé sous le terme EVA qui mesure de combien l’actionnaire s’est enrichi au-delà de sa rémunération normale, présente l’inconvénient de se limiter à l’année et donc de pouvoir subir des manipulations conduisant à le maximiser sur un exercice au détriment des années suivantes.

* Les outils boursiers qui mesurent soit l’écart entre la valeur de l’actif économique et son montant comptable (la MVA des anglo-saxons), soit le taux de rentabilité de l’actionnaire compte tenu de la progression de la valeur de l’action et des dividendes versés (Total Shareholder Return, TSR). Ils n’ont de sens que sur une moyenne période pour leur permettre d’échapper aux fluctuations boursières qui peuvent les déconnecter de la réalité économique.

* Les outils comptables qui ont justement le grand défaut d’être comptables, c’est-à-dire de n’intégrer ni le risque, ni la rémunération des capitaux propres : bénéfice par action (BPA), relié à la valeur de l’action par le PER, capitaux propres par action reliés à la valeur de l’action par le PBR, les taux de rentabilité comptable (des capitaux propres, ROE, ou de l’actif économique, ROCE) à comparer au coût des capitaux propres (ou au coût moyen pondéré du capital, WACC).

Il est important de bien comprendre leurs faiblesses car en l’absence de norme acceptée par tous en matière de mesure de création de valeur, les entreprises ont naturellement tendance à choisir le critère qui les met le mieux en valeur.

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