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Questions fréquemment posées
         Questions fréquemment posées: Analyse financière

Question 1: Qu'est la dotation aux provisions à caractère de réserve ?

Question 2: Qu'elle est la bonne définition du Free Cash Flow et est utile de comparer d'une année à l'autre une entreprise en se basant sur ce Free Cash Flow et son évolution ?

Question 3: En regardant le bilan de France Telecom, je trouve des impôts différés actifs et passifs. Quelle est la différence ?

Question 4: Je voudrais connaître la définition et le mode de calcul de la marge brute d'autofinancement.

Question 5: Pouvez-vous me donner la définition du rendement opérationnel des capitaux engagés ?

Question 6: Je voudrais calculer le levier d'endettement pour la société mère Suez Lyonnaise des Eaux (à partir des comptes sociaux) mais celle-ci présente un impôt sur les bénéfices négatif or votre formule est établie après impôt !

Question 7: J'aimerais savoir comment déterminer le boni ou mali de fusion et où le placer dans le bilan ?

Question 8: Quelle est la définition exacte du Free Cash Flow ? Doit-on retrancher ou non les dividendes ?

Question 9: Quelle est la définition du goodwill et comment est-il traité comptablement et fiscalement en France ?

Question 10: Je voudrais savoir comment peut jouer l'effet de levier dans une entreprise de grande distribution.

Question 11: Pourriez-vous me donner plus d'informations sur la notion d'EBITDA et son intérêt ?

Question 12: J'aurais aimé avoir des explications sur la notion de normatif.

Question 13: Comment les financiers et les économistes s'opposent au comptable dans la définition de l'amortissement ?

Question 14: Le besoin en fonds de roulement se décompte t-il en nombre de jours de chiffre d'affaires hors taxes ou toutes taxes comprises ? Quel nombre est le plus pertinent ? Pourquoi ?

Question 15: Comment analyser le ratio d'autonomie financière ? Est-il bon d'avoir plus de capital ou plus de dettes ?

Question 16: J'aimerais savoir s'ils existent des statistiques sur les entreprises cotées en Europe et aux Etats-Unis et plus précisément sur la taille moyenne des sociétés cotées en Europe par rapport aux Etats-Unis, le montant moyen de la dette de ces entreprises (toujours en comparaison aux Etats-Unis).


Question 17: A partir d’un compte de résultat et des annexes, comment calcule-t-on l’EBITDA d’une société française ? EBITDA = RExp + « dotation aux amortissements » ou EBITDA = Rexp + dota Amort + taxes et impôts ?

Question 18: Doit-on retraiter l’encours factoring comme un effet escompté non échu ?

Question 19: Quels sont les meilleurs entreprises ou sites qui proposent du scoring gratuit ou payant ? Existe-t-il une société spécialisée dans le scoring d’entreprise dans le secteur informatique ?

Question 20: Faut-il prendre en considération dans la cascade des cash flow, le BFR de l'année ou la variation du BFR?

Question 21: Je souhaiterais connaître le sort de la production immobilisée au sein du tableaux des cash flow.

Question 22: Quels sont les éléments pris en compte pour le calcul du CAPEX ?

Question 23: Certaines charges (lesquelles précisément?) semblent être "activables" (ie on peut les "passer" du compte de résultat au bilan et ainsi les amortir)...

J'aimerais connaître:
- le traitement classique de ces charges (identifiées)
- le retraitement pour les "activer"
- l'intérêt en terme de gestion financière et l'impact en terme d'évaluation d'entreprise (uniquement augmentation des cash-flows?)

Question 24: Comment traduire en anglais immobilisations corporelles et immobilisations incorporelles ?

Question 25: L'amortissement de l'écart d'acquisition peut-il être considéré comme une provision à caractère de réserve ?

Question 26: Qu'est ce que la dotation aux amortissements dérogatoires ?

Question 27: Dans un compte de résultat, où met-on les plus-values liées aux valeurs mobilières de placement ?

Question 28: Une société B détient 40% de A et B absorbe A ensuite, au niveau comptable, nous savons qu'en apport la valeur des titres de A détenus par B s'annule après fusion. Mais comment calculer le bonus ou malus de fusion ? Doit-on tout simplement retirer la valeur de ces titres de l'Actif du bilan consolidé ? Que fait-on de la prime d'émission ?

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Question 1:

Qu'est la dotation aux provisions à caractère de réserve ?

Réponse:

Les provisions à caractère de réserves résultent de libéralités fiscales, et ne sont pas liées à des pertes ou charges futures (elles ne constituent pas, à proprement parler, des provisions).

Les principales sont les provisions réglementées qui figurent au passif du bilan social. Elles ne répondent pas à l'objet classique des provisions, mais représentent une fraction de bénéfices placée en franchise d'impôt, sous un régime d'exonération provisoire ou définitive. Remarquons qu'elles n'existent pas dans les comptes consolidés (elles sont systématiquement retraitées).

Les deux principales sont :
- la provision pour investissement,
- la provision pour hausse des prix,

Pour plus d'information, je me permets de vous renvoyer au chapitre 10 de Finance d'entreprise de Pierre Vernimmen Dalloz 2000 qui détaille ces provisions.

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Question 2:

Qu'elle est la bonne définition du Free Cash Flow et est utile de comparer d'une année à l'autre une entreprise en se basant sur ce Free Cash Flow et son évolution ?

Réponse:



Le free cash flow ou flux de trésorerie disponibles après impôt mesurent les flux de trésorerie générés par l'actif économique. Ils se calculent ainsi :

Excédent brut d'exploitation
- Variation du besoin en fonds de roulement
- Impôt sur les sociétés théorique (Egal au résultat d'exploitation multiplié par le taux de l'impôt sur les sociétés)
- Investissements nets des désinvestissements

= Flux de trésorerie disponible après impôt

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Question 3:

En regardant le bilan de France Telecom, je trouve des impôts différés actifs et passifs. Quelle est la différence ?

Réponse:

FT a fait une dépréciation d'actifs immobilisés avant sa mise en bourse en 1997. Ceci a généré une économie d'impôt qui a été reconnue dans les comptes consolidés sous forme d'un actif au poste impôt différé actif. En outre le retraitement de la durée d'amortissement des actifs lors du processus de consolidation aboutit à la création d'un passif d'impôt latent appelé impôt différé passif.

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Question 4:

Je voudrais connaître la définition et le mode de calcul de la marge brute d'autofinancement.

Réponse:

Les notions de capacité d'autofinancement et de marge brute d'autofinancement sont proches l'une de l'autre. La MBA peut être défini comme étant :
Résultat net + dotation aux amortissements + variation des provisions pour dépréciation d'actifs immobilisés.

La différence majeure entre la CAF et la MBA est donc que la MBA n'exclut pas l'impact des cessions sur le résultat contrairement à la CAF. C'est pour cette raison que la notion de MBA décline au profit de celle de CAF que nous avons retenu dans Finance d'entreprise (cf. chapitre 11) et dans le glossaire du site.

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Question 5:

Pouvez-vous me donner la définition du rendement opérationnel des capitaux engagés ?

Réponse:

Le ROCE ou rentabilité de l'actif économique correspond à la rentabilité des actifs indépendamment de la façon dont ils sont financés.

Il se calcule comme le rapport du résultat d'exploitation divisé par l'actif économique. L'actif économique correspond à la somme du besoin en fonds de roulement et de l'actif économique, ou ce qui revient au même compte tenu de l'équilibre bilantiel, à la somme des capitaux propres et de l'endettement bancaire et financier net.

Il peut être calculé avant impôt comme précédemment ou après, il suffit alors de multiplier le résultat précédent par (1 - taux d'impôt).

Pour plus de détails voir le glossaire du site ou encore le transparent du chapitre 17 présent sur le site.

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Question 6:

Je voudrais calculer le levier d'endettement pour la société mère Suez Lyonnaise des Eaux (à partir des comptes sociaux) mais celle-ci présente un impôt sur les bénéfices négatif or votre formule est établie après impôt !

Réponse:

Les problèmes que vous avez notés au niveau de la société mère SLE se présentent toujours dès lors que la maison mère à une double activité : opérationnelle et holding détenant des filiales. Il est illusoire et vain de vouloir calculer l'effet de levier ou des rentabilités au niveau social qui ne reflète qu'une partie de l'activité du groupe. Ainsi, à titre d'illustration, si SLE a une nouvelle filiale, seuls les dividendes versés seront appréhendés au niveau social, les résultats mis en réserve n'apparaîtront pas au niveau social, il est alors impossible et sans intérêt de calculer une rentabilité à ce niveau.

Le seul niveau pertinent est le consolidé qui reflète toute l'activité du groupe. Le reste n'est que de l'arithmétique qui n'est pas sans poser de problème de méthodologie et dont la signification financière et économique est très souvent nulle.

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Question 7:

J'aimerais savoir comment déterminer le boni ou mali de fusion et où le placer dans le bilan ?

Réponse:

Le boni ou le mali de fusion se rencontrent quand une société (l'absorbante) absorbe une autre société dans laquelle l'absorbante détient déjà une participation.

Du fait de cette absorption, la valeur comptable des titres de la société filiale (qui va être absorbée) au bilan de la société mère (qui est l'absorbante) va être remplacée par la quote part de la maison mère dans les capitaux propres de la filiale. Dans le processus de fusion, les capitaux propres peuvent être évalués soit sur la base de leur valeur comptable, dans le cas des absorptions au sein d'un même groupe quand la filiale est contrôlée directement ou indirectement à 100% par sa maison mère ; soit sur la base de leur valeur marchande, ce qui suppose de réévaluer les actifs et les passifs de la société absorbée, c'est la recommandation de la COB.

L'écart entre la quote part de la valeur des capitaux propres de la filiale retenue dans la fusion et le prix de revient comptable de cette participation dans les comptes de la société mère s'appelle un boni s'il est positif et un mali s'il est négatif.

Le boni de fusion fait normalement partie des capitaux propres de la société absorbante et y est directement inscrit au moment des écritures comptables liées à la fusion. Il ne passe pas par le compte de résultat sauf dans le cas particulier où il provient, non pas d'une réévaluation des actifs de l'absorbée mais de résultats accumulés chez l'absorbée et non distribué, dans ce cas il fait partie du résultat exceptionnel.

Le mali de fusion s'il correspond à une vraie perte passe par le compte de résultat en charges exceptionnelles. C'est en fait une dépréciation des titres de participation qui aurait déjà dû être enregistrée et que la fusion fait apparaître au plein jour. Si le mali de fusion se fait aux valeurs comptables et non aux valeurs marchandes, il peut alors être immobilisé à l'actif en tant que fonds de commerce ou écart d'acquisition, ou être passé en charge, mais en aucun cas il ne figure dans les capitaux propres.

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Question 8:

Quelle est la définition exacte du Free Cash Flow ? Doit-on retrancher ou non les dividendes ?

Réponse:

Le free cash flow correspond au cash (un flux de liquidités) généré par l'exploitation après que les investissements nécessaires pour que l'entreprise maintienne ou développe son outil de production aient été payés. C'est donc le flux de cash que l'entreprise a à sa disposition une fois que les investissements nécessaires ont été payés pour en faire ce qu'elle en veut : rembourser des dettes, verser un dividende exceptionnel (comme vient de l'annoncer Unilever) ou pas, racheter ses propres actions, faire un investissement de diversification, accroître sa cagnotte, ...

Le free cash flow sert à deux choses : mesurer la marge de manoeuvre financière d'une entreprise, et calculer sa valeur à partir de l'actualisation des flux de free cash flow. Il se calcule ainsi :
Excédent brut d'exploitation
- variation du besoin en fonds de roulement
- impôts sur les sociétés
- investissements nets des désinvestissements

Les dividendes ne viennent pas en moins du free cash flow car le dividende est l'une de ses affectations possibles.

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Question 9:

Quelle est la définition du goodwill et comment est-il traité comptablement et fiscalement en France ?

Réponse:

Le goodwill naît de l'écart entre le prix payé pour acquérir une société, mettons 100, et la quote part des capitaux propres de cette société qui revient à l'acquéreur, mettons 40.

Lorsque la société nouvellement acquise est consolidée pour la première fois, il est constaté un écart de 60 appelé écart de première consolidation. Cet écart peut trouver une partie de son explication dans des plus values latentes au bilan de la société achetée, mettons 25. Les actifs en Question sont alors réévalués de 25, laissant un solde non expliqué à ce stade de 35. Celui-ci est appelé écart d'acquisition ou plus familièrement goodwill ou survaleur.

Comptablement ce goodwill va alors être amorti sur une durée plus ou moins longue (de 5 à 40 ans) à moins que dans certains cas (" pooling of interest ") il puisse être imputé sur les capitaux propres.

Fiscalement dans la plupart des pays du monde (sauf USA et Allemagne), l'amortissement du goodwill n'est pas considéré comme une charge fiscalement déductible. En France son traitement fiscal est donc un non sujet.

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Question 10:

Je voudrais savoir comment peut jouer l'effet de levier dans une entreprise de grande distribution.

Réponse:

L'effet de levier s'applique quel que soit le secteur d'activité. S'endetter à 3% après impôt comme cela est actuellement possible pour investir ces fonds dans l'actif économique à un taux de rentabilité de mettons 10% conduit à accroître la rentabilité des capitaux propres au-delà de 10%. A l'inverse, s'endetter à 3% pour replacer à 0% conduit à réduire la rentabilité des capitaux propres en deçà de 10%. Pour plus de détails sur ces éléments de base, relire le chapitre 17 de Finance d'entreprise.

Le sujet effet de levier dans la grande distribution trouve peut être sa spécificité dans l'existence d'un besoin en fonds de roulement négatif, source de cash qui rendrait inutile un endettement et donc le recours à l'effet de levier. Ceci n'est qu'une apparence, car le groupe de grande distribution peut très bien avoir choisi de s'endetter pour financer une opération de croissance externe importante et dépassant le montant de sa trésorerie que lui procure son BFR négatif. On retrouve alors le cas général du paragraphe précédent.

Ainsi Carrefour présente-t-il une dette nette du cash de 6 MdF au 31/12/97 après sa prise de participation dans Cora alors que son BFR est négatif de 4 MdF.

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Question 11:

Pourriez-vous me donner plus d'informations sur la notion d'EBITDA et son intérêt ?

Réponse:

La notion d'Earnings Before Interests, Taxes, Depreciation and Amortization (EBITDA) peut être grossièrement comparé à notre EBE. Il s'agit de la mesure de la création de richesse avant toute charge calculée. La participation des salariés et la prime d'intéressement du personnel relèvent de l'EBITDA américain puisqu'elles sont en réalité des frais de personnel mais sont comptabilisées après l'EBE en France. Il en va de même pour certaines charges de restructuration. Au sein d'un même secteur, les analystes financiers utilisent de plus en plus le multiple d'EBITDA (cf chapitre 30 et 45 de Finance d'entreprise) pour évaluer les entreprises afin de s'affranchir des différences de traitement comptable entre les différentes entreprises. Il faut cependant bien garder en tête que ce solde intermédiaire ne tient pas compte de l'intensité capitalistique de l'activité, contrairement à l'EBIT (Earning before interests and taxes) que l'on peut comparer à notre résultat d'exploitation.

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Question 12:

J'aurais aimé avoir des explications sur la notion de normatif.

Réponse:

En finance normatif veut dire récurrent, à condition normale, sans élément exceptionnel. Une marge normative veut ainsi dire la marge que l'on doit atteindre régulièrement. Un bénéfice normatif est un bénéfice duquel les éléments exceptionnels ont été retirés.

On utilise souvent le terme de normatif pour présenter un résultat meilleur que celui que l'on réalise actuellement car on se pense pénalisé par des éléments non récurrents. A vérifier de près que la vérité ne soit pas alors ainsi enjolivée sans autre fondement que de se faire plaisir !

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Question 13:

Comment les financiers et les économistes s'opposent au comptable dans la définition de l'amortissement ?

Réponse:

Pour le comptable l'amortissement correspond à l'usure économique d'un bien qui doit être traduit en termes monétaires afin d'obtenir un résultat juste et un bilan juste sans actif surévalué.

Pour un financier et de façon un peu provocante, l'amortissement n'a pas beaucoup d'importance car ce n'est pas un flux de cash ! Il cherchera à le maximiser à court terme afin de déplacer dans le temps le poids de l'impôt et donc de gagner de l'argent compte tenu du mécanisme de l'actualisation.

En terme d'évaluation, l'amortissement joue de moins en moins de rôle car la pratique tend progressivement à évaluer les entreprises sur la base d'un multiple du résultat d'exploitation avant dotation aux amortissement ( EBITDA ou EBE ) et non après. C'est très vrai pour certain secteur ( media), moins pour d'autres mais c'est une tendance claire

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Question 14:

Le besoin en fonds de roulement se décompte t-il en nombre de jours de chiffre d'affaires hors taxes ou toutes taxes comprises ? Quel nombre est le plus pertinent ? Pourquoi ?

Réponse:

Le besoin en fonds de roulement se décompte habituellement en jours de chiffres d'affaires hors taxes, c'est plus une pratique qu'un point de doctrine. En effet le chiffre d'affaires au compte de résultat est hors taxes ainsi que les stocks ; alors qu'en revanche les postes clients et fournisseurs sont TTC. Le BFR n'étant pas lui-même homogène dans son traitement de la TVA, le ratio BFR/CA HT ne le sera pas non plus.

En revanche lorsque l'on calculera les ratios de délais clients, fournisseurs ou stocks on sera beaucoup plus homogène car on peut alors l'être.

Pour plus de détails, voir le chapitre 15 de Finance d'entreprise.

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Question 15:

Comment analyser le ratio d'autonomie financière ? Est-il bon d'avoir plus de capital ou plus de dettes ?

Réponse:

Dans le cas du groupe André par exemple il y a approximativement autant de dettes à moyen et long terme que de capitaux propres : comment l'interpréter ?
=> ratio d'autonomie financière

1995 1996 1997

0,98 1,14 1,01

Vous avez certainement remarqué que nous n'attachons pas beaucoup de valeur au ratio d'autonomie financière puisque nous n'y consacrons que 4 lignes dans un chapitre relégué à la fin du titre consacré à l'analyse financière et ayant pour sous-titre : "Enfin, l'analyse financière de nos grands-parents..." ...et que nous concluons : " mais ils existent encore" ; hélas aurions dû nous ajouter...

En effet, ce ratio ne tient compte que d'une partie de l'endettement financier et bancaire d'un groupe car les dettes bancaires à court terme en sont exclues et il ne tient pas compte des disponibilités et des valeurs mobilières de placement. Or il est clair que si une société a des problèmes de liquidités à un moment donné, il n'y a pas de raison pour qu'elle ne vende pas ces actifs pour résoudre (totalement ou partiellement) ces problèmes, ces actifs sont faits pour cela!

Il nous paraît plus important de s'attacher au ratio endettement bancaire et financier net / capitaux propres (en valeurs comptables ou en valeur de marché) qui mesure la façon dont l'actif économique est financé entre les capitaux propres et l'endettement bancaire et financier net. Il n'existe pas de ratios normes à travers l'ensemble des secteurs mais seulement à l'intérieur d'un secteur. Dans certains secteurs où les marges sont élevées (le cognac par exemple) il est alors possible de s'endetter lourdement car les cash flows générés sont tels qu'ils permettent de faire face à la charge de la dette. Dans d'autres au contraire où les marges sont faibles (les agences de voyage par exemple), les cash flows sont faibles et il n'est pas possible d'avoir beaucoup de dettes.

Enfin, il n'est pas bon ou mauvais d'avoir plus ou moins de dettes ou de capitaux propres, tout est affaire de niveau de risque que veulent courir les actionnaires (plus la société est endettée plus ils sont en risque), de conjoncture économique (dans les années 70 les taux d'intérêt rééls étaient négatifs, ils sont aujourd'hui largement positifs). Pour plus de détail voir le chapitre 44 de Finance d'Entreprise.

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Question 16:

J'aimerais savoir s'ils existent des statistiques sur les entreprises cotées en Europe et aux Etats-Unis et plus précisément sur la taille moyenne des sociétés cotées en Europe par rapport aux Etats-Unis, le montant moyen de la dette de ces entreprises (toujours en comparaison aux Etats-Unis).


Réponse:

Au 31 décembre 1998 il y avait 8699 sociétés cotées aux USA pour une capitalisation boursière de 13680 Md$ soit 1,57 Md$ par société en moyenne. Dans les 7 grands pays européens (France, RU, Allemagne, Italie, Espagne, Suisse, Pays Bas) il y avait 8847 sociétés cotées pour une capitalisation boursière de 5897 Md$ soit 0,66 Md$ par société. Ces chiffres sont extraits du chapitre 30 de la 3ième édition de Finance d'entreprise.

Concernant la dette, il est beaucoup plus difficile d'obtenir des chiffres car la dette n'est pas toujours cotée. On sait simplement qu'en 1997 la dette nette représentait un peu plus de 60% des capitaux propres comptables des groupes européens contre un peu plus de 100% aux Etats Unis ( source : Finance d'entreprise page 627 de la 3ième édition).

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Question 17:

A partir d’un compte de résultat et des annexes, comment calcule-t-on l’EBITDA d’une société française ? EBITDA = RExp + « dotation aux amortissements » ou EBITDA = Rexp + dota Amort + taxes et impôts ?

Réponse:

En théorie, l’EBITDA est avant impôt et avant toute charge calculée que sont les amortissements et les provisions. Nous considérons cependant que les provisions pour dépréciation d’actifs d’exploitation (stock ou clients) sont des pertes de marges qui doivent se refléter dans l’EBITDA. N’oubliez pas de déduire la participation des salariés qui est une charge de personnel.

Je vous renvoie à la quatrième édition de Finance d’entreprise (chapitre 9) Dalloz 2000 qui aborde ce sujet.

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Question 18:

Doit-on retraiter l’encours factoring comme un effet escompté non échu ?

Réponse:

Oui tout à fait, car c’est la même logique, un actif est sorti du bilan (définitivement à la différence de l’escompte) pour obtenir un financement et qui témoigne d’une pratique commerciale et financière qui mérite d’être prise en considération.

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Question 19:

Quels sont les meilleurs entreprises ou sites qui proposent du scoring gratuit ou payant ? Existe-t-il une société spécialisée dans le scoring d’entreprise dans le secteur informatique ?

Réponse:

Le meilleur site est celui de la Coface (
www.cofacerating.com
) ; la banque de France a aussi cette activité mais elle ne rend pas public ses ratings.
Je n’ai pas connaissance d’entreprises spécialisées dans le rating de sociétés informatiques car une fois que l’outil a été développé pour un secteur donné le coût marginal de l’étendre à d’autres secteurs est très faible.

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Question 20:

Faut-il prendre en considération dans la cascade des cash flow, le BFR de l'année ou la variation du BFR?

Réponse:

Le bfr est un "stock" c'est à dire un encours de postes ( clients, fournisseurs, stocks), en revanche la variation du bfr correspond à un "flux" d'entrées ou de sorties ( stocks vendus, nouveaux stocks de produits finis, des clients ont payé, ...) et c'est donc lui et lui seul qui est à prendre en compte dans la cascade des cash flows.

Pour plus de détails sur ce point, voir chapitre 5 de Finance d'entreprise de Pierre Vernimmen Dalloz édition 2000.

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Question 21:

Je souhaiterais connaître le sort de la production immobilisée au sein du tableaux des cash flow.

Réponse:

En effet, cette production est inscrite dans le compte de résultat a une contrepartie dans les charges d'exploitation de l'entreprise. Mais ces charges ne sont pas identifiables dans le compte de résultat (on ne peut les dissocier des autres charges d'exploitation quand on ne dispose que du compte de résultat). Ces charges sont donc comprises dans la cascade de cash flow que l'on élabore.
Le tableau des cash flow doit-il donc prendre en considération cette production au stade de la détermination du cash flow d'exploitation ou du cash flow financier ou du cash flow d'investissement ou pas du tout?
Comment retraiter la production immobilisée dès lors ?

On pourrait avoir l'impression que la production immobilisée n' apparait nulle part dans le tableau de flux puisque comme vous le soulignez elle apparait à la fois en produits et en charge au compte de résultat alors qu'elle correspond à un débours de fonds effectif.

Cependant c'est oublier que la contrepartie de l'écriture comptable de fin d'année " production immobilisée" figure au bilan en actifs immobilisés. Dès lors elle va apparaître dans le calcul de l'investissement puisque celui ci correspond à immos nettes 31/12N - immos nettes 31/12 /N-1 + dot aux amortissements + VNC des actifs cédés.

Autrement dit vous n'avez rien faire de particulier autrement que de suivre les régles classiques de construction du tableaux de flux ( voir chapitre 11 de Finance d'entreprise) et automatiquement la production immobilisée apparait en flux d'investissement qui est bien le lieu où elle doit apparaitre car elle entraine un accroissement des immos. Si au lieu d'avoir produit en interne ces actifs immobilisés, la sociétés les avait achetés, ils apparaitraient à cette place.

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Question 22:

Quels sont les éléments pris en compte pour le calcul du CAPEX ?

Réponse:

Les capex, capital expenditures, correspondent aux investissements de l'entreprise ( comme indiqué dans le lexique francais/anglais/americain des termes de la finance qui figure en rabat de couverture du livre).

Soit vous êtes une analyste interne au sein de votre société et dans ce cas vous pouvez les calculer comme la somme de toutes les dépenses d'achats de matériel, de machines, de terrains, de brevets, de titres de participation,.... effectués au cours de l'exercice.

Soit vous êtes un analyste qui n’a pas accès à cette information interne et vous pouvez les calculer à partir des bilans de la société : investissements 2000 = immobilisations nettes 31/12/2000 - immobilisations nettes 1999 + dotations aux amortissements 2000 + valeur nette comptable des immobilisations cédées en 2000.

Pour plus de détails voir page 167 de l'édition 2000 de Finance d'entreprise de Pierre Vernimmen chez Dalloz.

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Question 23:

Certaines charges (lesquelles précisément?) semblent être "activables" (ie on peut les "passer" du compte de résultat au bilan et ainsi les amortir)...

J'aimerais connaître:
- le traitement classique de ces charges (identifiées)
- le retraitement pour les "activer"
- l'intérêt en terme de gestion financière et l'impact en terme d'évaluation d'entreprise (uniquement augmentation des cash-flows?)

Réponse:

Les principales charges qui peuvent être activées sont :

- les charges liées à la création par l'entreprise elle-même d'une immobilisation ( une machine, un bâtiment,...). Elles transitent par le poste production immobilisée en produits du compte de résultat ;

- les frais de recherche et développement ( voir page 131 de l'édition 2000) via le poste de transfert de charges ;

- dans certains cas et secteurs les frais financiers liés à des immobilisations ( hôtellerie...) ou à des stocks ( sucrerie...) ( page 135) ;

- enfin toutes les charges qui rentrent dans l'évaluation des stocks ( pages 134 à 137) via le poste de production stockée.

En terme de gestion financière l'intérêt normal est de refléter une vision économique de l'entreprise plus que strictement juridique. Le danger est que ceci peut dériver et devenir du window dressing ( voir page 119) car en activant beaucoup de charges on améliore le résultat d'aujourd'hui au détriment du résultat de demain. C'est de la fuite en avant. C’est pour cela qu'il est important de bien lire les méthodes comptables retenues par l'entreprise et le rapport des auditeurs/ commissaires aux comptes qui doivent normalement vous alerter sur ces sujets.

Ceci ne conduit pas à augmenter les cash flows, car un cash flow est un flux de cash et ceci est tout sauf un flux de cash, c'est une pure écriture comptable.

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Question 24:

Comment traduire en anglais immobilisations corporelles et immobilisations incorporelles ?

Réponse:

immobilisations corporelles se traduit par tangible assets ( buildings, tools, land...),
immobilisations incorporelles se traduit par intangible assets ( trade marks, licences,...)

Pour plus de détails voir le rabat de l'édition 2000 de Finance d'entreprise de Pierre Vernimmen Dalloz où nous avons ajouté sur 2 pages un lexique franco/anglais/americain des principaux termes de la finance.

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Question 25:

L'amortissement de l'écart d'acquisition peut-il être considéré comme une provision à caractère de réserve ?

Réponse:

Non l'amortissement de l'écart d'acquisition ne peut pas être considéré comptablement comme une provision à caractère de réserve, il constitue en effet une charge de l'exercice.

En revanche d'un point de vue financier, l'amortissement de l'écart d'acquisition constitue une non-charge et c'est pour cela que la plupart des analystes le retraite ainsi et que les USA vont annoncer dans quelques semaines que ces écarts d'acquisition seront immobilisés et non amortis, simplement provisionnés en cas de dépréciation.

Pour plus d'information, je me permets de vous renvoyer aux pages 97 à 99 de Finance d'entreprise de Pierre Vernimmen Dalloz 2000 qui détaille ces points.

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Question 26:

Qu'est ce que la dotation aux amortissements dérogatoires ?

Réponse:

Les amortissements dérogatoires correspondent à la fraction de l'amortissement qui est passée dans les comptes, non pour traduire une usure économique du bien ( ce qui l'objet normal de l'amortissement), mais pour répondre à une exigence de l'administration fiscale qui accorde parfois (afin d'inciter à l'investissement) la déductibilité d'amortissements qui vont au-delà de la simple usure du bien à la condition que ceux ci passent en comptabilité. Pour que le lecteur s'y retrouve, on inscrit en amortissement "normal" l'usure du bien et en amortissements dérogatoires la fraction anormale et qui a pour seule raison d'être des considérations fiscales.

Pour plus d'information, je me permets de vous renvoyer aux pages 133 et 134 de Finance d'entreprise de Pierre Vernimmen Dalloz 2000 qui détaillent ces points.

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Question 27:

Dans un compte de résultat, où met-on les plus-values liées aux valeurs mobilières de placement ?

Réponse:

Les plus values sur valeurs mobilières de placement sont inscrites en produits financiers et non en résultat exceptionnel comme pour les plus values sur titres de participation.

Pour plus d'information, je me permets de vous renvoyer aux pages 115 et 116 de Finance d'entreprise de Pierre Vernimmen Dalloz 2000 qui détaillent ces points.

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Question 28:

Une société B détient 40% de A et B absorbe A ensuite, au niveau comptable, nous savons qu'en apport la valeur des titres de A détenus par B s'annule après fusion. Mais comment calculer le bonus ou malus de fusion ? Doit-on tout simplement retirer la valeur de ces titres de l'Actif du bilan consolidé ? Que fait-on de la prime d'émission ?

Réponse:

Le boni de fusion correspond à l'écart entre la valeur de la participation de la société B retenue dans la fusion et le prix de revient comptable de cette participation.

Si cet écart est positif on parlera alors de boni de fusion et il figure parmi les capitaux propres. S'il est négatif c'est un mali qui doit normalement passer par le compte de résultat car la constatation de la perte de valeur à laquelle il correspond aurait dû être constaté dans les comptes de B avant la fusion.

Ceci veut effectivement dire que la valeur des titres A détenus par B est retiré du bilan de B pour leur montant comptable et qu'il vient en déduction de la part de l'augmentation de capital et de la part de la prime de fusion rémunérant les actions de A détenues par B, l'écart formant ainsi le boni ou le mali.

Pour plus d'information, je me permets de vous renvoyer à l'article 26459 du Francis Lefebvre "sociétés commerciales 2001" qui détaille ces points.

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