Chapitre 53
LA GESTION FINANCIÈRE : La gestion des risques dans l'entreprise

TOUTES LES PARTIES

On observe une grande attention à la gestion des risques dans l’entreprise. Ceci se traduit à la fois par un cadre réglementaire adhc et par une pression forte des marchés pour une grande transparence et prise de conscience par les équipes dirigeantes.

La gestion du risque passe par son identification, la détermination des contrôles existants, du risque résiduel, son évaluation et enfin le choix d’une stratégie de couverture.

Le risque se caractérise par sa fréquence et son intensité. On peut définir cinq grands types de risques :

▪  le risque de marché, c’est-à-dire l’exposition de l’entreprise à une évolution défavorable des taux ou des prix. Il concerne les taux d’intérêt, les taux de change, les cours des matières premières ou des actions ;

▪ le risque de liquidité, c’est-à-dire l’impossibilité à un moment donné de faire face à des échéances ;

▪ le risque de contrepartie, c’est-à-dire la perte sur une créance en raison du défaut du débiteur ;

▪ les risques opérationnels. Ce sont les risques de pertes qui proviennent des erreurs du personnel au sens large, des systèmes ou processus, ou d’événements externes ;

▪ les risques politiques, réglementaires et légaux. Ce sont les risques qui impactent l’environnent immédiat de l’entreprise et qui peuvent modifier substantiellement l’environnement concurrentiel et le modèle économique lui-même.

Les risques de marché sont notamment mesurés par la notion de position ou de Value at Risk (VaR). Le risque de liquidité l’est à travers la comparaison de l’exigibilité des dettes et des espérances de recettes de trésorerie. Pour les autres risques, leur mesure est beaucoup plus embryonnaire.

Face au risque, l’entreprise peut :

▪ céder immédiatement l’actif ou le passif porteur de risque (titrisation, défaisance, affacturage…) ;

▪ décider de ne rien faire et s’autocouvrir. Ceci ne peut concerner que des petits risques ou quelques grands groupes et pour certains de leurs risques ;

▪ fixer dès aujourd’hui le prix ou le taux d’une transaction future par la technique du terme ;

▪ prendre une assurance auprès d’un tiers, qui moyennant le paiement d’une prime, acceptera de prendre à sa charge le risque s’il se matérialise. On retrouve le concept de l’option.

Les mêmes types de produits (achat à terme, option de vente, swap…), développés pour couvrir les différents risques, sont négociés soit sur des marchés de gré à gré, soit sur des Bourses. Dans le premier cas, l’entreprise peut trouver des produits totalement adaptés à ses besoins mais elle prend un risque de contrepartie sur le tiers qui lui fournit la couverture. Dans le second cas, ce problème est éliminé au prix d’une souplesse plus réduite dans l’adaptation des produits aux besoins de l’entreprise.

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