Chapitre 2
LE DIAGNOSTIC FINANCIER : Les flux de trésorerie

On classe les flux financiers de l’entreprise en quatre catégories : les flux d’exploitation et les flux d’investissement d’une part, qui sont générés par l’activité de l’entreprise ; les flux d’endettement et les flux des capitaux propres d’autre part, qui correspondent à son financement.

Le cycle d’exploitation se caractérise par un décalage entre les flux de trésorerie positifs et les flux négatifs du fait du rythme de production (variable selon l’activité) et de la politique commerciale (créances clients
 et dettes fournisseurs).

Solde des flux des différents cycles d’exploitation en cours, l’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE) représente les flux de trésorerie générés par l’exploitation pour une période donnée : il est la différence (en règle générale positive) entre les recettes d’exploitation et les dépenses d’exploitation.

En termes de trésorerie, les dépenses d’investissement doivent modifier le cycle d’exploitation afin de générer ultérieurement un ETE supérieur. Elles ont pour vocation d’améliorer le cycle d’exploitation en lui permettant de dégager sur le long terme une rentabilité supérieure. Cette rentabilité n’est mesurable que sur plusieurs cycles d’exploitation, contrairement aux dépenses d’exploitation qui se rattachent à un seul cycle. L’investisseur renonce ainsi à une consommation immédiate pour bénéficier de flux supérieurs s’étalant sur plusieurs cycles d’exploitation.

La différence ETE – dépenses d’investissement correspond aux flux de trésorerie disponible (avant impôts) et constitue une notion importante en finance.

Si les flux de trésorerie disponible sont négatifs, l’entreprise est confrontée à un besoin auquel elle fait face grâce à son cycle de financement : les capitaux propres et les ressources d’emprunt apportés par des investisseurs.

Si les flux de trésorerie disponible sont positifs, l’entreprise les utilise pour rémunérer et/ou rembourser les investisseurs, voire se constituer une réserve de liquidités.

Parce que les capitaux propres courent le risque de l’entreprise, le niveau de leur rémunération est aléatoire et dépend du succès de cette dernière. Lorsque l’entreprise complète son financement au moyen de capitaux d’emprunts, elle prend l’engagement de verser des flux de remboursement et de rémunération (frais financiers) aux prêteurs, indépendamment de la réussite de l’entreprise. L’endettement est donc une avance sur les flux d’exploitation générés par l’investissement dans le futur et qui est garantie par les capitaux propres.

Les placements financiers dont la logique est différente de l’investissement doivent être considérés globalement avec l’endettement : on raisonnera donc toujours en endettement net (des placements financiers) et en charges financières nettes (des produits financiers).

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