Chapitre 12
LE DIAGNOSTIC FINANCIER : L'analyse du besoin en fonds de roulement et des investissements

TOUTES LES PARTIES

Le besoin en fonds de roulement (BFR) est le solde des comptes de bilan directement rattachés au cycle d’exploitation (essentiellement les postes clients, fournisseurs et stocks). Calculé à la date d’arrêté des comptes, il n’est pas forcément représentatif du besoin permanent de l’entreprise et ne doit donc s’analyser que dans une perspective évolutive.

Tous les éléments constituant le BFR à un instant donné disparaissent rapidement : les stocks sont consommés, les fournisseurs sont réglés, les créances clients sont encaissées. Cependant, ces créances clients, ces dettes fournisseurs et ces stocks sont immédiatement remplacés par d’autres. Le BFR est donc à la fois liquide et permanent.

Les ratios de rotation du BFR permettent d’analyser en tendance la proportion de fonds « gelés ». Les principaux ratios sont :

▪ ratio de rotation du crédit clients : encours clients/CA TTC × 365 ;

▪ ratio de rotation du crédit fournisseurs : encours fournisseurs/achats TTC × 365 ;

▪ ratio de rotation des stocks : stocks et travaux en cours/CA × 365 ;

▪ ratio de rotation du BFR : BFR/CA × 365.

Pour l’entreprise en croissance, le BFR devrait évoluer parallèlement à l’activité; en pratique, il croît souvent plus vite que le chiffre d’affaires. En revanche, en période de récession, le BFR continue paradoxalement à croître car les mesures de restriction ne sont pas immédiatement suivies d’effets. Ce n’est qu’en fin de crise qu’apparaît l’aisance de trésorerie liée à sa réduction.

Un besoin en fonds de roulement très faible ou négatif constitue un facteur stratégique très favorable au développement d’une politique de croissance.

Au total, le niveau du BFR témoigne de la qualité de la position stratégique de l’entreprise car il est le reflet des relations de force qu’elle entretient avec ses clients et ses fournisseurs.

 

La politique d’investissement d’une entreprise va se juger à l’aune de trois critères :

▪ le degré d’usure de l’outil industriel mesuré par le ratio immobilisations nettes/immobilisations brutes ;

▪ la nature des investissements : de capacité, de maintien, ou de retrait selon que les investissements sont supérieurs, égaux ou inférieurs aux dotations aux amortissements ;

▪ l’analyse des flux générés par les investissements. Toute politique d’investissement doit, tôt ou tard, se traduire par une augmentation des flux de trésorerie provenant de l’exploitation. À défaut, l’entreprise fera face à des problèmes.

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