Chapitre 3
LE DIAGNOSTIC FINANCIER : Les résultats

Il faut savoir distinguer trésorerie et richesse : dépenser ne signifie pas obligatoirement s’appauvrir et recevoir ne signifie pas obligatoirement s’enrichir. La création ou la destruction de richesse se mesure au niveau du compte de résultat : c’est la différence entre les produits et les charges.

Comptablement, les charges d’exploitation représentent ce qui est consommé immédiatement et incorporé dans le produit final, à l’inverse des actifs immobilisés qui ne sont pas directement détruits lors du processus de production et qui gardent une certaine valeur.

Le résultat du processus d’exploitation (produits d’exploitation – charges d’exploitation) correspond à l’excédent brut d’exploitation (EBE).

Au cours du cycle d’exploitation, l’entreprise est amenée à former des stocks qui constituent des actifs. Ce sont des charges différées dont l’impact doit être corrigé pour calculer l’EBE : dans la présentation du compte de résultat par nature, la correction s’opère à la fois au niveau des produits d’exploitation (en rajoutant les variations de stocks de produits finis) et au niveau des charges d’exploitation (en soustrayant des achats les variations de stocks de matières premières et de marchandises). Le compte de résultat par destination présente, quant à lui, directement les ventes et le coût de revient des produits vendus.

Les investissements n’apparaissent jamais directement dans le compte de résultat mais ils accroissent le montant des actifs immobilisés. En revanche, l’évaluation comptable des diminutions de valeur de ces investissements se traduit par l’enregistrement des charges calculées (dotations aux amortissements et dépréciations d’actifs immobilisés).

Le résultat d’exploitation est le résultat du processus d’exploitation et d’investissement de l’exercice. Il représente concrètement le résultat généré par l’outil industriel et commercial de l’entreprise. Il est réparti entre :

▪ les charges financières : seules apparaissent au compte de résultat les charges liées aux emprunts, le remboursement de ces derniers n’étant pas une destruction de richesse ;

▪ l’impôt sur les sociétés ;

▪ le résultat net lui-même distribué sous forme de dividendes ou mis en réserve.

Les opérations qui n’ont pas pu être classées dans les rubriques précédentes relèvent du résultat non récurrent.

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